26 mars

Des risques liés à la protection des données sur les appareils mobiles

Publié le 26/03/2012

Le 14 mars dernier, Mozy a dévoilé les résultats d’une enquête effectuée sur la protection des données, en partenariat avec Compass Partners LLC.

Elle démontre qu’un nombre croissant de professionnels (environ 80%) travaillent de plus en plus à distance et que pour cela ces professionnels utilisent des appareils personnels comme leurs smartphones (pour 63%), tablette (30%) ou encore ordinateurs portables (80%) pour accéder à leurs données professionnelles.

Ces chiffres montrent clairement que de nombreux travailleurs nomades, ignorent ou prennent à la légère la protection des données professionnelles souvent confidentielles consultées depuis un appareil personnel en dehors de l’entreprise.

Cette étude s’attarde notamment sur les professionnels de santé, les travailleurs juridiques ou encore les secteurs de l’immobilier ou de la finance qui régulièrement manipulent des données confidentielles liées à leurs clients. Peu sensibles à la sécurité des données, les risques de pertes ou vol de données sont bien souvent généralisés dans ces secteurs qui peuvent voir disparaître des informations sensibles d’un simple clic.

L’enquête réalisée, révèle également que plus de deux tiers des PME-PMI de moins de 1000 salariés disposent bien d’une procédure de sauvegarde de données, mais 87% d’entre elles n’ont pas de dispositif concernant la consultation et l’utilisation de données professionnelles depuis des appareils personnels. Aujourd’hui, un tiers des entreprises permettent à leurs employés de choisir individuellement leur technique de sauvegarde des données de l’entreprise et de leurs clients sur leurs appareils personnels. La plupart des entreprises interrogées sur ce sujet, ne disposent d’aucun système de récupération de ces données. Actuellement 41% des petites entreprises stockent et sauvegardent leurs données sur des périphériques USB portatifs qui peuvent être utilisés par tout un chacun, se perdre ou être volés.

Les entreprises ignorent encore les risques

Les professionnels du droit sont encore peu informés sur ce sujet. 78% des avocats déclarent que leurs employés sont peu concernés par la sécurité des données de leur entreprise utilisées depuis des appareils personnels. Bien que les services financiers des entreprises et les professions médicales semblent plus préoccupées par la protection des leurs données que le secteur l’immobilier ou du droit, plus des deux tiers des interrogés notent un manque d’intérêt vis à vis des risques de perte ou de vol de données. Ce manque d’intérêt crée un risque inutile pour l’entreprise et ses clients. Il est important pour eux de garder en tête que les chiffres ne mentent pas et que les personnes (client ou entreprises) ont des données importantes qui se doivent d’être protégées.

Sans un système de sauvegardé adapté peu d’entreprises sont préparées à la protection des données et de celles de leurs clients en cas de panne de disque dur, de perte ou de vol. L’enquête montre que 30% des entreprises ont déjà subi dans les douze derniers mois une panne de disque dur. Dans 70% des cas, les données perdues n’ont pu être intégralement récupérées.

Avec l’évolution vers un travailleur nomade et toujours en mouvement, le risque de perte ou de vol de données est plus que jamais une problématique décisive pour les entreprises et leurs employés. Les voyages d’affaires et la multiplication des déplacements professionnels, font que chaque employé transporte avec lui des données confidentielles sur son entreprise et ses clients depuis son ordinateur portable, sa tablette ou son Smartphone.

L’enquête réalisée par Mozy montre que sur neuf entreprises ayant connu un vol d’ordinateur portable, l’intégralité des données perdues n’étaient dans 98% des cas pas restituées.

Bien que deux tiers des entreprises interrogées disposent d’un système de sauvegarde, celui-ci est bien souvent archaïque utilisant notamment des disques durs externes sans aucun lien avec une solution de sauvegarde en ligne ou sur bande passante. Ces politiques de sauvegarde sont évidemment plus sensibles à l’échec dans le cas d’un problème sur le site de l’entreprise.

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