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L’Open Data au cœur de la nouvelle relation entre collectivités, entreprises et citoyens

Publié le 13/04/2012

Entre l’obligation légale de mise à disposition des données publiques existant depuis 1978, la demande des citoyens de plus de transparence et de participation à la vie publique et la portée de projets d’envergure venant de pays anglo-saxons, les incitations pour se lancer dans un projet d’Open Data sont nombreuses.

Et de fait, chaque semaine de nouvelles collectivités communiquent sur la mise en place prochaine d’une plateforme Open Data. Elles sont confortées dans cette voie par plusieurs initiatives gouvernementales : création de la mission interministérielle Etalab fin 2011, lancement du site Data.gouv.fr en décembre 2011 et lancement de la communauté Dataconnexions visant à fédérer les tous les acteurs de l’Open Data en février 2012. Lecko cabinet de conseil et d’études en organisation et nouvelles technologies, analyse les bénéfices possibles et les moyens de réussir cette ouverture des données publiques.

En partant de l’exemple du précurseur aux Etats-Unis, Data Gov, Lecko a étudié un échantillon représentatif des projets menés en Europe (Barcelone, Londres), en Amérique du Nord (New York, San Francisco, Montréal) et dans des collectivités territoriales françaises (Conseil Général de Saône et Loire, Grand Toulouse, Montpellier, Communauté Urbaine de Bordeaux, Nantes et Nantes Métropole, Rennes Métropole et Paris). L’analyse s’est basée sur 14 critères liés à la diffusion des données (simplicité d’accès à l’information, actualisation des données, ouverture à la participation,…) et sept critères liés à la gestion d’un écosystème (incitation à la création d’applications, accompagnement à la réutilisation des données,…), sans lequel tout projet d’open data resterait dans le domaine du confidentiel.

Cette analyse a fait ressortir trois grandes typologies de projets : transparence, innovation et participation. Ces typologies permettent d’aider les collectivités dans le choix d’une orientation stratégique en lien avec leurs objectifs politiques et à l’identification des premiers jeux de données à libérer. Au final l’étude montre que la mise en place de projets d’open data constitue un levier de modernisation du service public, une évolution de la relation entre l’administration et ses bénéficiaires et un ajustement du positionnement de l’acteur public. Ces questions touchent aussi bien la stratégie de la collectivité, que son organisation ou l’offre de services proposée aux citoyens et elles doivent par conséquent infuser les différents niveaux de l’organisation.

Cette étude est disponible sur le site de Lecko.

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