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Microsoft Open Technologies, une société pour mieux exploiter les potentiels de l’open source

Publié le 16/04/2012

Microsoft créant une société spécialisée dans l’open source, on aurait pu croire à un poisson d’avril et pourtant il n’en est rien. Une preuve de plus si c’était nécessaire que l’open source semble bien avoir gagné sa guerre.

L’annonce a de quoi faire sourire les adeptes de l’open source. La création par Microsoft d’une entité spécialisée dans l’open source peut-être vue comme la fin de la guerre ouverte avec ce modèle de développements de logiciels. La création de cette société nommée Microsoft Open Technologies a été annoncée par Jean Paoli et comptera de 50 à 75 employés.

Une équipe, déjà existante, aurait contribué à de nombreux projets comme ceux du W3C et du HTML5, de l’IETF et du HTTP 2.0 ou encore sur les standards du cloud computing au travers de la DTMF ou d’OASIS. A cela s’ajouteraient aussi des participations aux projets open source comme Node.js, MongoDB et Phonegap/Cordova.

Cela fait déjà de nombreuses années que Microsoft s’est lancé lui aussi dans l’open source. Certes pas au point de commercialiser directement des logiciels sous ce type de licences. Mais l’open source est à la fois une commodité dont il serait dommage de ne pas tirer profit mais aussi un vecteur positif pour son image de marque et sa communication. Nul doute qu’une des motivations pour la création de cette entité réside dans cet aspect.

De plus, Microsoft doit améliorer l’interopérabilité de ses outils et de ceux issus du monde de l’open source, car c’est désormais une attente de ses clients. On le voit au travers de la participation de Microsoft au projet Linux, afin d’améliorer le fonctionnement des systèmes d’exploitation basés sur ce dernier dans son outil de virtualisation Hyper-V.

Ce n’est pas demain que Microsoft publiera un logiciel “majeur” sous licence open source. Reste à voir comment les projets open source bénéficieront des contributions de Microsoft et si les contributions ne seront pas à sens unique : mieux faire marcher les produits Microsoft. Pour ce qui est de l’utilisateur final, je ne suis pas convaincu qu’il y gagne en liberté.

- Philippe SCOFFONI

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