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08 avri

Opinion : Pourquoi le libre doit investir la réalité virtuelle et le Web3D++

Publié le 8/04/2016

Il est temps pour la communauté du logiciel libre de s’intéresser à la réalité virtuelle et au web 3D++. Avant que d’autres ne s’en emparent, sans partage.

1. Présentation

Il y a 2 ans déjà Mark Zuckerberg annonçait qu’il allait développer un Facebook en 3D ! Il y a 2 ou 3 semaines à peine, à la suite d’une image qui a fait le tour du monde il a annoncé : « Vous n’irez plus sur Facebook, mais DANS facebook ! ». Et les casques de réalité virtuelle se développent également, avec d’autres projets de ce que certains appellent les GAFAM, pour « Google Apple Facebook Amazon Microsoft ».

Et rappelez-vous SecondLife, qui est passé en six mois de 500 000 à 3,5 millions d’utilisateurs. Avec plus d’un milliard et demi d’utilisateurs Facebook pourrait très facilement rafler la mise avec un simple bouton : venez DANS Facebook. Et comme l’environnement virtuel c’est sexy et addictif la donne numérique pourrait rapidement changer.

2. Le libre et le Web3D++

Le libre ici, est plutôt à la traîne, comme souvent malheureusement. Pourtant, depuis longtemps déjà Philippe Scoffoni évoque cet avenir de la réalité virtuelle et bien au-delà, et tente désespérément de mobiliser le libre autrement. Le Web3D++ dont il parle est bien au-delà du simple environnement virtuel.

En résumé, la base est un environnement virtuel 3D, avec des territoires et des objets. Par le biais d’avatar, on se déplace et on interagit avec les autres ainsi qu’avec les objets. Il y a une vraie possibilité d’interaction avec le réel. Cette base est déjà l’évolution du Web que nous connaissons vers un web en 3D. Mais elle est surtout une interface avec les autres outils numériques : Objets Connectés, Captures de formes et Mouvements, Imprimantes 3D, Lunettes de Réalité Virtuelle, Drones, Robots et jusqu’aux notions de Big Data, Grid Computing, SmartCity… Les possibilités sont vraiment immenses. C’est tout cela qui constitue le Web3D++, et qui bien sûr intègre aussi la bureautique, le multimédia, le Web.2.0, etc.

3. Les outils

Les outils libres existent déjà, mais il y aurait besoin de les améliorer, de les rendre plus abordables et de les regrouper. Il y a OpenSimulator pour la partie serveur qui permet de créer des mondes virtuels, et des viewers comme FireStorm ou Alchemy. Ces outils peuvent permettre de constituer une première norme d’autant plus que les technologies incluse comme OGRE, Chromium et autres sont en open-source/Libre. Et il y a tous les autres outils connexes à regrouper et améliorer. Le Web3D++ porté par l’association MEZA à laquelle participe déjà par exemple Philippe Scoffoni bien connu de nombreux libristes, permettrait d’améliorer les technologies existantes, mais également de développer de nouveaux usages innovants.

4. Les usages

Imaginez un monde qui permettrait d’interagir entre réel et virtuel, pour l’éducation notamment, afin que des enfants à l’hôpital ou souffrants de handicap puissent assister aux cours dans des classes virtuelles. Dans les quartiers, pour tisser du lien social entre les habitants. Pour faire des visites virtuelles de bâtiments.

MEZA a même imaginé et proposé au Ministère de la Justice un programme pour les condamnés à des peines pénales. Il y a aussi un programme pour l’Éducation Nationale qui intègre la participation d’enseignants et étudiants aux développements des outils d’avant-garde qui pourraient ensuite équiper les élèves dès le primaire et bien sûr tous les autres secteurs d’activités. Il y a également d’autres programmes comme Social & Handi, Tourisme des Arts Métiers et Industries, AU2V’ille pour la végétalisation des Villes et l’Agriculture Urbaine interfacée avec celle en périphérie, et j’en passe et des meilleurs ! Il y a même les Hacktions Lokales pour développer des projets de Quartiers à Villages. MEZA à même en carton un Atelier et Concours lié aux Hacktions Lokales et Communes, à qui manque au moins un premier Grand Mécène.

C’est vous dire que les possibilités sont vraiment immenses et largement plus intéressantes que le monde virtuel des GAFAM. Ici, c’est du libre, et c’est dans l’intérêt général.

5. Conclusion

La communauté du logiciel libre a une carte à jouer, en innovant et développant de nouveaux usages. Mais c’est maintenant qu’il faut se lancer, avant que les industriels ne s’emparent du sujet en mode propriétaire.

Le libre ne peut se permettre d’être, encore, un simple suiveur, il doit montrer l’exemple. C’est ce que tente de faire MEZA.

N’hésitez pas à rejoindre les ambitions les plus folles pour faire du Web3D++ une locomotive capable de mettre la plus grande partie de la planète en libre ! Une réelle innovation est possible ! Il ne faut pas la louper !

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