Pas de libre dans le cloud ? La faute à la FSF ? Encore ?
Un article vient à nouveau d’interpeler par son titre : "Le libre, grand absent du cloud". Selon l’angle sous lequel on le regarden on peut l’estimer fondé ou pas. Mais il reprend bon nombre d’arguments que l’on a mis en avant pour critiquer l’action de la FSF.
Cette fois c’est un article sur 01Net.Entreprise qui se lance dans la critique. Le sous-titre « Depuis cinq ans, la FSF dénigre toute nouvelle technologie » désigne sans équivoque le pré-supposé coupable. Un article dans lequel on retrouve les principales critiques issues de l’article de Bruce Byfield dont le Framablog nous avait livré une traduction.
Pour essayer d’être un peu plus précis, cet article s’attache d’abord à parler du cloud au sens de l’infrastructure en tant que service ou IaaS. Sur ce marché à destination des entreprises, les leaders sont incontestablement les logiciels propriétaires de VMWare ou de Citrix. RedHat et Canonical sont aujourd’hui les seuls porteurs crédibles de solutions open source pour ce domaine.
Il ne faut cependant pas oublier qu’Amazon utilise massivement des logiciels libres pour ses offres de cloud computing tout comme Google dans son Google Engine App. De ce point de vue là et en se bornant aux licences, difficile de donner du crédit à l’affirmation de l’article de 01Net.
Pourtant une réalité demeure : celle de l’éthique du logiciel libre, qui est aujourd’hui la grande absente du cloud computing . Il suffirait que soient appliquées quelques bonnes pratiques pour fournir un cloud respectueux de ses utilisateurs. Il est clair qu’en prônant l’open-cloud depuis pas mal de temps, je n’ai jamais suivi la FSF dans la voie du refus. Pas plus d’ailleurs que les entreprises du Libre qui ont construit des alternatives, même si à ce jour le succès est plutôt dans le camp du propriétaire.
Côté associatif, Mozilla continue son combat pour un web ouvert mais reste bien isolé. Si l’éthique du libre est si absente du cloud, c’est qu’elle n’a pas su probablement aller à la rencontre des utilisateurs.
Certes la FSF n’a pas aidé, mais d’un autre côté, je pense que c’est aussi se voiler la face et ignorer d’autres facteurs comme la multiplication des solutions et offres open source de cloud, qui, comme bien souvent, avance en ordre dispersé ; chacun essayant d’avancer sa solution. Un état des lieux que vous pouvez retrouver dans ma présentation sur l’open cloud.
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