Linux Slackware 7.1
25 mai 2004 dans Distributions
Présentation de Slackware
Depuis Avril 1992, le Projet Linux Slackware s’attache à développer une distribution de Linux qui soit la plus proche d’un UNIX. La distribution Slackware faire prévaloir la simplicité et la stabilité sur diverses fioritures graphiques que l’on retrouve généralement dans les distributions.
Ce Linux repose sur un noyau 2.2.16 et sur une version 2.1.2 de la bibliothèque GNU C (libc6). La Slackware tourne aussi bien sur des systèmes 386 que sur les dernières architectures x86. Enfin, une installation complète offre un système très complet d’utilitaires et de services, tels qu’un serveur de news, de mail et de ftp.
Installation
Préliminaires
Le CD-Rom de la Slackware est bootable, il faut donc changer le BIOS de façon à placer le CD-Rom comme premier périphérique bootable. Un écran en mode texte s’affiche alors, vous demandant de choisir le fichier de boot pour définir l’environnement durant l’installation. Après cette étape, il est nécessaire de se connecter en tant que root sans mot de passe. Deux utilitaires de partitionnement sont à disposition pour découper les disques durs, le traditionnel fdisk et le plus convivial cfdisk. Pour cela, je vous conseille de consulter notre guide du partitionnement.
Finalement, il ne reste plus qu’à lancer la commande setup pour entamer l’installation proprement dite en mode texte guidée par un système de menus.
Installation
L’installation se décompose en différentes étapes successives qui sont activées les une après les autres après validation des précédentes.
Le clavier
Une liste de configuration du clavier apparaît à l’écran. Dans toute cette liste, il faut retenir le clavier fr-latin1.map. Une fenêtre de test s’affiche, si vous désirez valider ce clavier, tapez 1 dans la fenêtre de test.
La partition Swap
A ce niveau, le système vous propose d’activer la partition swap, qu’il détecte automatiquement. Confirmez cette fenêtre et passons à la suivante.
La définition des partitions
Le module d’installation propose maintenant d’associer à chaque partition un point de montage. La première partition choisie sera associée à la racine /, les suivantes pourront être montées où bon vous semble. Cette partie de la configuration génèrera le fichier /etc/fstab.
Choix de la source
Ici, il faut choisir le support des sources de Linux. Vous avez le choix entre un support sur CD-Rom, une copie sur le disque dur ou par le réseau via NFS entre autres.
Choix de l’installation
Maintenant, il faut choisir le type d’installation. Plusieurs choix sont proposés, en commençant par une installation complète à près d’un gigaoctet, et en passant par les installations expertes où la possibilité de choisir ses paquetages individuellement reste offerte.
Liste des paquetages
Une liste de paquetages, regroupés par catégorie, est disponible pour restreindre ou compléter une installation. Par défaut, l’ensemble des paquetages est sélectionné à l’exception de celui concernant le développement des serveurs graphiques.
La configuration
Finalement, on conclut sur une phase de configuration du réseau (modem ou réseau local), de l’heure locale et la création d’une disquette de boot. Après une installation de Lilo, le lanceur de Linux, il ne reste plus qu’à quitter le programme d’installation et à relancer le système.
Configuration
La ligne de commande
La Slackware requiert une certaine habileté pour bien configurer son Linux. L’ensemble des utilitaires fonctionne en ligne de commande ou par l’édition de scripts de configuration. On peut néanmoins citer des outils d’aide à la configuration en mode console :
netconfig : configuration du réseau
xf86config : configuration du mode X, du clavier et de la souris
Pour la configuration du son, il est parfois nécessaire de recompiler le noyau pour activer le module de son correspondant à la bonne carte. Il suffit alors de décommenter les lignes correspondantes dans le fichier /etc/rc.d/rc.modules.
Prochainement, nous développerons la configuration par fichier, en particulier le fichier /etc/XF86Config.
Utilisation de la Slackware 7.1
Gestionnaires de fenêtre
Une fois l’installation terminée, on arrive donc sur le bureau avec l’interface Sawfish par défaut, cependant de nombreuses autres interfaces sont possibles comme Enlightenment, WindowMaker ou même KDE. Sawfish est utilisé en sur-couche de Gnome. En standard, l’ensemble des applications KDE sont disponibles.
Utilitaires
L’utilisation d’une Slackware demande un peu de maîtrise. Pour commencer, il est recommandé de regarder le contenu du fichier /etc/fstab pour vérifier la présence de points de montage pour le CD-Rom et le lecteur de disquette. Le montage se fait à la main, via la commande mount. Pour plus de détails, consultez notre documentation sur mount.
Au niveau bureautique, la Slackware est quelque peu dépouillée d’utilitaires intuitifs pour privilégier des outils très puissants mais parfois rébarbatifs. En effet, on ne trouvera en standard que Gnumeric comme utilitaire convivial. Pour le reste, on retrouve la suite Koffice sur le CD de contribution, sinon il faudra s’accomoder d’outils comme Lyx, Tex et LaTeX.
Réseau et communication
On retrouve de très nombreux outils pour la communication :
Gftp: pour les transferts de fichiers
Gnomeicu : un clone d’Icq sous Gnome
Netscape : pour naviguer sur le net
Pour lire le mail, on aura un choix conséquent. On retrouve Netscape et Kmail pour les utilitaires graphiques, mais surtout Pine et Mutt en mode texte pour une configuration à la carte et une gestion idéale du courrier.
Graphisme et Multimedia
Une version 1.0.4 de Gimp est disponible pour la création et la retouche d’images. Comme visualiseur, on retrouve Electric Eyes et xv. On dispose également de nombreux utilitaires pour lire les formats dvi, ps, pdf, ...
Côté multimedia, on retrouve un lecteur de CD, un mixeur, et une variante à xmms nommée GQmpeg.
Développer sous Slackware
Les outils GNU
Slackware se veut stable et simple. La distribution utilise de très nombreux outils GNU : gcc/g++ et egcs, gdb, les outils Auto(Conf, Make, ...) qui facilitent le développement de versions portables.
Les langages
On retrouve de très nombreux langages tels que Perl, Lisp, Guile et Python pour les interprétés, mais également C, C++ ou Fortran (on retrouve d’ailleurs le vieux compilateur f77) pour les langages compilés. On pourra utiliser Glade comme outil d’aide au développement.
Les éditeurs
Pour le développement, on retrouve une kyrielle d’éditeurs de texte. On ne compte même plus les clônes de vi pour ne retenir que Vim. On pourra lui préférer Emacs ou gEdit comme éditeur graphique.
Utilisation serveur de la Slackware
Les applications
Sur cette distribution, on retrouve de très nombreux services à offrir. Par contre on retrouve le concept de la configuration de ceux-ci par des scripts. Les outils de configuration sont rarissimes. En standard, on retrouve entre autres les services suivants :
Sendmail : serveur de mail
Apache : serveur Web
Support de NFS : échange de fichiers sous Unix
Samba : partage de fichier
Bind : serveurs de noms
La sécurité
En ce qui concerne la sécurité, il faut ouvrir ou fermer les ports "à la main" dans le ficher /etc/services. On remarquera que le port 22, relatif à ssh est ouvert dans la configuration initiale alors que ce dernier n’est présent ni sur le CD d’installation , ni sur celui des contributions.
Conclusion
Cette version de Linux s’oriente vers l’amateur éclairé ou les personnes désireuses de plonger dans le mystère des fichiers de configuration. Une bonne maîtrise des éditeurs légers sera donc nécessaire pour les nombreuses modifications à apporter.
On regrettera certainement le manque d’utilitaires graphiques bureautiques et également la gestion des paquetages. En effet, cette distribution se tourne vers les puristes de la recompilation de source en fournissant essentiellement des archives au format tar.gz. Un manque de gestion des dépendances se fait sentir lors de la désinstallation d’une application.
Elle n’en reste pas moins une distribution très intéressante pour les développeurs, les administrateurs et toute personne désireuse de comprendre le fonctionnement de Linux. Sa stabilité est remarquable et la qualité des scripts les rend limpide. Certainement une étape indispensable avant de passer sous Debian.
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