Red Hat 7.0

25 mai 2004   dans   Distributions


Généralités de la Red Hat 7.0

Fondé en 1994, Red Hat (au Nasdaq :RHAT) est le leader des solutions open source. RedHat est basé à Durham, N.C. et possède plusieurs sites à travers le monde

Fort de leur succès, Red Hat a dévoilé, il y a quelques jours, sa nouvelle distribution : la RedHat 7.0. Cette nouvelle version est déclinée en cinq offres :

-  Red Hat Linux 7

Idéale pour les utilisateurs expérimentés, Red Hat Linux 7 contient tout l’essentiel pour mettre à jour ou installer un poste de travail ou un serveur.

-  Red Hat Deluxe Workstation

L’introduction parfaite à Red Hat Linux. Suite bureautique StarOffice intégrée, ainsi que les application supplémentaires Powertools. Un support basic est proposé.

-  Red Hat Professional Server

Tout ce dont vous avez besoin pour mettre en place un serveur dans un environnement professionnel. Inclus une vaste gamme d’applications pour les serveurs et les postes de travail. Ainsi que tous les services dont vous nécessitez pour bien démarrer.

-  Red Hat Enterprise Edition for Oracle 8i

Plateforme entreprise entièrement dédiée aux utilisateurs souhaitant déployer Oracle® 8i sous Linux.

-  Red Hat High Availability Server

Installation, configuration et expansion du parc serveurs simplifiées --Red Hat High Availability Server permet de suivre à votre parc serveurs de croître aussi vite que l’évolution de votre entreprise.

-  Red Hat Linux Update CDs Disponible Mi-Octobre ! Permet aux utilisateurs Red Hat de mettre facilement à jour leur système.

Installation Red HAt 7.0

Avant d’installer

Avant d’installer cette distribution, il vous faut régler le BIOS :

-  indiquer qu’il faut démarrer d’abord sur le CDROM puis sur lecteur de disquete et ensuite sur le disque dur
-  mettre l’option Pnp Osà No si vous possédez des cartes ISA, pour éviter des conflits d’IRQ

Ceci fait, Anaconda, le programme d’installation, pourra débuter.

Si vous ne pouvez démarrer à partir du CDROM, il vous est possible d’installer la Red Hat à partir de la disquette fournie par RedHat disponible sur Internet.

Installation avec Anaconda

Elle est identique à la version précédente. Il existe deux modes : un mode texte et un mode graphique. Pour ce dernier, il faudra toutefois vérifier que votre carte graphique est reconnue par le logiciel Xfree 3.3.6. Dans le cas contraire ou si le coeur vous en dit, l’installation textuelle est toujours présente.

Pour installer le système Redhat, trois modes sont disponibles :

-  mode graphique : l’installation la plus agréable et la plus simple
-  mode texte : l’installation telle qu’elle était dans les versions antérieures à la version 6.1.
-  mode expert : une installation fine, qui permet de savoir tout ce que l’on installe. Toutefois, vu le nombre de paquetages à sélectionner, il s’agit d’une installation assez fastidieuse

Dans la suite de cet article, on va s’intéresser plus particulièrement à l’installation graphique. Un utilisateur connaissant Linux installera facilement un système Red Hat en mode texte ou expert.

Cette installation qui se déroule en quelques étapes et est semblable à celle que l’on trouve lors de l’installation de Win9x.

Dans un premier temps, on sélectionne la langue, le clavier et la souris correspondant à notre système, au travers de trois écrans. Je ne résiste pas au plaisir de vous donner une image :Une capture d’écran d’Anaconda :

On passe ensuite au choix du type d’installation :

-  Station de travail
-  Serveur
-  Mode personalisé

Dans le cas d’une installation station de travail, peu de questions seront posées (on peut laisser le système s’occuper des partitions si on le souhaite), afin d’obtenir une station opérationnelle rapidement. En cas de doute, on consultera le manuel d’installation qui est assez bien conçu. Le mode personnalisé quant à lui vous permettra de paufiner tous les détails de votre installation. Bref, à la fin de cette installation, vous devez obtenir un système fonctionnel.

Les reproches :

-  Malheureusement des BUGs subsistent hormis les erreurs de traduction française (les traductions ne respectent pas toujours la taille immposée par le graphisme. Certains textes subsistent en langue anglaise...). Lors de la configuration du clavier, il est possible de tester chacune des touches avant d’appliquer les changements. Et malheureusement ni le pavé numérique ni les touches BACKSPACE fonctionnent lors du test. Mais une fois l’installation terminée, le pavé numérique marche correctement.
-  La configuration de l’imprimante est absente. (L’outil DrakConf d’installation de Mandrake installe très facilement une imprimante local/réseau ou même via Samba et propose de la tester lors de l’installation). Le formatage des partitions créées n’est pas effectué pour les partitions fat ou dos. Ce qui provoque une erreur au démarrage du Kernel, qui n’arrive pas à monter la partition.
-  XFree 4.01 est configuré en même temps que XFree 3.3.6. Néanmoins Anaconda propose à aucun moment de l’installation le choix entre les des versions du serveur X. Il faut le faire manuelllement, c’est-à-dire supprimer le lien X dans /etc/X11 et en recréer un pointant vers /usr/X11R6/bin/XFree86.
-  Les souris Logitech à molette ne sont pas listées à l’installation. Il faut choisir une souris PS/2 standard. Et au rédémarrage il vous faudra éditer /etc/X11/XF86Config-4 et rajouter "IM" devant PS/2. Et ajouter la ligne "ZAxisMapping 4 5" pour indiquer que la souris comporte 5 boutons. Cela donne la section suivante :

Section "InputDevice"

Identifier "Mouse0"
Driver "mouse"
Option "Device" "/dev/mouse"
Option "Protocol" "IMPS/2"
Option "ZAxisMapping" "4 5"
EndSection

Une nouvelle version d’anaconda est disponible sur le site de Red Hat. Certains BUGS doivent être corrigés, mais nous ne l’avons pas testée.

Configuration Red Hat 7.0

Configuration matérielle

La configuration du matériel sous RedHat est très sommaire. Il faut espérer que tout votre matériel soit reconnu dès l’installation, ce qui arrive assez souvent. A l’installation seul l’imprimante n’est pas configuré, ni automatiquement ni manuellement. La majeure partie des cartes scsi, cdrom, dvdrom, carte son PCI, carte réseaux, carte graphique, modem, etc... sont reconnus à l’installation, sans rien configurer manuellement. Mais cette assez bonne reconnaissance des périphériques ne doit pas justifier la quasi absence d’outils d’installation de périphérique. Certes il existe des outils, mais ces-derniers sont vraiment vieux, à l’exception deRP3 ou d’ISDN-CONFIG qui sont des produits récents et bien conçus pour le commun des mortels.

-  X11 Pour X11, utiliser Xconfigurator ou xf86config. Xconfigurator configure à la fois XFree86 3.3.6 et XFree 4.0.1. Malheureusement il n’existe toujours pas d’outil graphique pour changer la résolution à la volée.

-  SndConfig

Si vous n’avez pas la chance d’avoir votre carte son configurée à l’installation vous devrez utiliser le rustique sndconfig en mode console de préférence pour éviter la paralysie de la machine en cas de conflits d’IRQ.

-  NetCfg

Son interface austère pourra rebuter les utilisateurs novices. Netconf est un logiciel standard que l’on trouve sur d’autres distributions (Mandrake par exemple). Il permet de configurer les parametres réseau dans un seul même logiciel. Il faut noter tout de même que la présence de NetConf n’est pas jusitifié étant donné les fonctionnalités beaucoup plus riches proposées par LinuxConf.

-  UserMount

UserMount est un outil permettant de monter/démonter les partitions linux, fat ... Vous n’aurez pas besoin de ce logiciel si votre fichier /etc/fstab est corretement configuré. Vos partitions linux, fat et autres pourront être montées directement au démarrage de Linux.

-  Configuration des imprimantes

Il faut utiliser l’antique printtool. On aurait vraiment aimé que ce logiciel soit lancé dès l’installation.

LinuxConf

La configuration du Linux est regroupée autour d’un centre de configuration nommé LinuxConf, outil libre présent dès les débuts de RedHat. Il permet notamment de gérer :

-  les utilisateurs/utilisateurs
-  le réseau
-  le système de fichier(NFS/NIS)
-  le mode de démarrage(LILO)
-  la sécurité
-  Redhat Update

-  Redhat Update

Après Windows Update ... voici RedHat up2date. Cet outil pratique permet la mise à jour de sa distribution si des paquetages plus récents existent. Attention, il vaut mieux disposer d’une liaison Internet rapide !
Cette tâche peut être exécutée de façon automatique. SI vous achetez Red Hat dans le commerce, vous bénéficierez de 90 jours d’accès prioritaire sur le serveur ftp de RedHat pour faire vos différentes mises à jour.

Utilisation de la Red HAt 7.0

L’installation achevée, on accède soit à l’environnement KDE, soit à l’environnement Gnome (comparables à ceux disponibles sur Mac ou Win9x) suivant l’option cochée lors de l’installation de gdm.

Dans les deux cas, des icônes placées sur le bureau permettent d’utiliser les périphériques courants comme le lecteur de disquettes et le cdrom ainsi qu’une poubelle et un lien vers le répertoire home de l’utilisateur. Des liens HTML vers le site RedHat et le site d’enregistrement sont aussi présents sur le bureau et un double clic permet de les visualiser.

Concernant les deux environnements proposés (KDE ou Gnome), on conseillera à l’utilisateur novice de se tourner vers KDE, plus proche de Win9x. Gnome, quant à lui, satisfera ceux qui cherchent de l’exotisme. Ces deux environnements fournissent les petits utilitaires pratiques qui facilitent la vie (éditeur de texte, gestionnaire de fichiers, visualiseurs d’images).

Toutefois, on regrettera la faiblesse de l’offre bureautique. Seul AbiWord est présent (LaTeX est présent, mais son utilisation risque de rebuter le néophyte) et l’on ne dispose que d’un tableur inachevé (gnumeric). Pour surfer et gérer son mail, on pourra utiliser Netscape Communicator 4.75 (ou bien Mozilla sur le CD2).

Concernant l’adjonction ou la suppression de programmes, la Redhat utilise le système "rpm". Deux utilitaires graphiques (kpackage pour KDE et gno-rpm pour Gnome) faciliteront ces tâches.Parmi le paquetage applicatif, on remarquera que cette version est basée sur le noyau 2.2.16 et le serveur Xfree 3.3.6 (les cartes rage128, GeForce, i810 sont donc supportées).

Développer sous Linux Red Hat

Les outils GNU

Se définissant comme un produit libre, Linux redhat fournit l’ensemble des outils GNU pour le développement d’applications : gcc/g++ 2.96 : la dernière version qui implémente les fonctionnalités du C++ comme les espaces de nommages. Attention : certaines anciennes applications peuvent ne plus se compiler gdb 5.0-7 : le débuggeur GNU. Un front end graphique, DDD, facilitera le débuggage les outils Auto(Conf, Make, ...) qui facilitent le développement de versions portables

Les langages interprétés

Red Hat est tout aussi complet dans ce domaine. Et c’est avec un grand plaisir que l’on retrouve :
-  Perl 5.6.0-9
-  Guile
-  Python 1.5.2
-  PHP 4.0.1

Les outils KDE

Pour développer des applications C/C++ ou KDE, l’équipe de KDE a développé un outil surpuissant semblable à Visual C++ sur de nombreux points : KDevelop. Cet environnement de développement intègre un éditeur de texte gérant la coloration syntaxique, un débuggeur et un gestionnaire de projets.

Les outils Gnome

Glade est fourni et vous faciliteront le développement d’applications Gnome. Glade permet de construire l’interface de son application visuellement.

Le développement pour les puristes

Rien ne vaut vim ou emacs (Xemacs à la rigueur !) ! Heureusement, ces outils sont fournis en standard sur la redhat. On regrettera l’absence de fichiers de configuration (.emacs, .vimrc).

Utilisation serveur de la RedHat 7.0

Hormis les fonctionnalités classiques présentes depuis la nuit des temps sur la distribution Red Hat : serveur de mail, DNS, NIS/NFS, serveur web, base de donnée... Red Hat propose avec sa nouvelle distribution trois nouveautés :

-  Configuration de Kerberos pendant et après l’installation de la Red Hat

Kerberos apporte plus de sécurité à vos réseaux. L’authentification des utilisateurs est désormais crypté. Kerberos permet aux applications réseaux de ne pas transmettre les mots de passe des utilisateurs en clair sur le réseau. Il est à noté toutefois qe la dernière version du serveur OpenLDAP(en version bêta), configuré avec le support SSL(OpenSSL + SASL) permet de réaliser des fonctionnalités semblables à Kerberos.

-  Configuration d’un serveur LDAP pendant et après l’installation de la Red Hat

LDAP fourni sur la Red Hat est la version Open Source OpenLDAP. Red Hat fournit trois packages : le client, le serveur, et les librairies de développement. LDAP est courrament utilisé comme un annuaire partagé pour les utilisateurs d’un réseau Intranet. Néanmoins on peut y stocker tous types d’informations. Par exemple, Netscape offre la possibilité de conserver ses paramètres de configuration dans un annuaire LDAP.

-  Configuration graphique d’un firewall avec Gnome-lokkit

La configuration d’un firewall devient chose facile avec ce nouvel outil. Gnome-lokkit pose une série de questions afin de paramétrer votre firewall. Gnome-lokkit propose deux niveaux sécurité : haute et basse. A l’heure actuelle Gnome-lokkit permet de configurer :

-  L’attribution d’adresses IP avec DHCP,
-  Les accès de certains services entrants,
-  L’accès au serveur web local,
-  L’accès aux mails SMTP entrant,
-  Shell sécurisé SSL,
-  Telnet

Attention Les auteurs du logiciel insiste sur le fait que cette version de ce logiciel n’est encore qu’une aide à la mise en place d’un firewall. Mais ne remplace pas une configuration expert !

Conclusion

Résumé

Quasiment aucun progrès dans la convivialité par rapport à la version 6.2. On regrettera, de plus, la présence de quelques bugs (pavé numérique, touche BACKSPACE, traduction...) et des outils de configuration trop dispersés et nombreux à notre goût. De plus, la logithèque accuse quelques faiblesses notamment en bureautique. StarOffice étant disponible uniquement dans la version Deluxe.

Points forts

Il s’agit de la distribution Linux de référence. En outre le service offert par RedHat s’étend de plus en plus : Mise à jour sur le site ftp, accès prioritaire, mise à jour par CD. De plus il existe de plus en plus d’éditeurs de logiciels qui participent au développement Red Hat pour fournir des distributions optimisées pour leur programme : Oracle 8i, Quick Video, Real video... Les Bugs sont très vite corrigés vu le nombre d’utilisateurs de Red Hat. Red Hat est devenu un standard pour le développement de la majeure partie des applications Linux.

Points faibles

Le manuel de l’utilisateur et de véritables applications bureautique sont absentes dans la version Workstation (il est donc préférable d’avoir déjà une expérience avec un système Unix ou de se procurer un manuel). Et les outil d’administrationssont vraiment rustiques, même si ils sont tout de même très riche en terme de fonctionnalités.

Public visé

Utilisateur connaissant au moins un peu les systèmes Linux Administrateur Développeur professionnel (c’est la distribution standard).

(Vous souhaitez reproduire cet article ?)

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