Linux et l’Assemblée Nationale dans le New York Times

Posté le 1er février 2009 ::   Communiqué


Dans son édition du 21 janvier dernier, le New York Times évoque la migration des ordinateurs de l’Assemblée Nationale sous Linux, 18 mois après son entrée en vigueur. Une "évangélisation" venue de France est-elle possible ?

Il y a un an et demi, l’Assemblée Nationale française remplaçait 1100 ordinateurs personnels tournant sous Linux par une version personnalisée d’Ubuntu Linux. Pour mener à bien ce projet d’envergure, l’Assemblée Nationale a fait appel à LINAGORA, acteur phare du marché du logiciel libre.

Il y a un an et demi, l’Assemblée Nationale française remplaçait 1100 ordinateurs personnels tournant sous Linux par une version personnalisée d’Ubuntu Linux. Pour mener à bien ce projet d’envergure, l’Assemblée Nationale a fait appel à LINAGORA, acteur phare du marché du logiciel libre.

Dès le départ, ce projet avait fait grand bruit et avait connu des retombées presse très importantes. En effet, c’était la première fois, au sein d’une institution publique, que le choix était fait d’utiliser des postes de travail entièrement libres (du système d’exploitation aux applicatifs).

A cette époque déjà, Alexandre ZAPOLSKY déclarait que, "le choix de l’Assemblée nationale est un choix structurant qui sera observé par l’ensemble des administrations et des industriels en France, en Europe et même dans le monde. Nous allons tout mettre en oeuvre pour la réussite de ce projet emblématique qui aura aussi des répercutions importantes sur l’ecosystème du Logiciel Libre en France."

Et il n’avait pas tort. Aujourd’hui, l’Assemblée Nationale est une vraie success story. Les députés se disent satisfaits de leur nouvel équipement ; ils saluent le travail des services informatiques de l’Assemblée nationale et notent la facilité et la rapidité avec lesquelles les utilisateurs se sont adaptés.

Et un point loin d’être négligeable : le député Rudy Salles, président de la délégation chargé de l’informatique et des nouvelles technologies, a affirmé qu’une économie de 500 000 euros avait pu être réalisée grâce aux logiciels libres !

Aujourd’hui, c’est la presse internationale, et notamment le NY Times qui fait l’éloge de ce projet made in France et de la capacité de l’Europe à mieux appréhender les avantages qu’ont l’utilisation des logiciels libres dans nos sociétés. Le NY Times reconnaît ainsi que, politiquement, l’Europe s’est montrée nettement plus déterminée à combattre la domination de Microsoft sur le marché des systèmes d’exploitation. Cette mutation s’accompagne en Europe d’une réflexion sur l’impact que peut avoir sur l’économie locale une plus grande diversité dans l’installation des systèmes et logiciels.

Interrogé par Ashlee Vance, journaliste au New York Times, le PDG de LINAGORA, Alexandre Zapolsky, avoue qu’il a " fallu convaincre le gouvernement que l’investissement dans l’open source pouvait aider l’économie locale. Si nous suivons les règles établies et les usages des sociétés américaines, nous n’avons pas d’avenir. Il nous faut changer les règles."

Rudy Salles veut-t-il évangéliser d’autres Etats de l’Union Européenne, voire ailleurs ? : "Nous voyons bien que plusieurs pays sont intéressés par notre expérience. Nous allons aider d’autres parlements dans le monde à effectuer la même démarche". Les résultats sont là : "80 % des députés sont satisfaits de leurs nouvelles applications (email, bureautique). 14 % seulement souhaitent un retour à Windows.

Source : « A Software Populist Who Doesn’t Do Windows » sur http://www.nytimes.com/2009/01/11/b... « French Lawmakers Hope to Inspire Linux Revolution » sur http://bits.blogs.nytimes.com/2009/...

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