Oracle / MySQL : Nexedi propose l’euro symbolique, Monty craint le pire

Posté le 16 décembre 2009 ::   Opinion


Le patron de Nexedi, Jean-Paul Smets, publiait ce 14 décembre un communiqué où il prenait position sur le rachat de MySQL par Oracle. Son offre : reprendre l’unité MySQL pour l’euro symbolique. Pendant ce temps, Michael « Monty » Widenius, le fondateur de MySQL, appelle à l’aide.

LeMagIT évoque la lettre ce mardi, traduisant la crainte de l’éditeur, pour qui "l’intégration de la base de données libre dans l’éditeur de 11g ne peut que déboucher sur une mise en sommeil des développements de MySQL pour les applications les plus exigeantes."

Pour Jean-Paul Smets, les engagements pris par Oracle (et publiés ce lundi sur son site web) ne sont que "des promesses invérifiables", dont la mise en œuvre ne pourra être validée. Ensuite, "une fois MySQL digéré, Oracle n’aura aucune raison d’améliorer la base de données libre pour les applications critiques."

Philippe Nieuwbourg (Progilibre) entre dans la danse, parlant d’une "belle idée de défense de l’open source par les organisations européenne" qui se retrouve ainsi étouffée par une proposition individuelle qui parait soit purement mercantile, soit un simple coup de publicité tenté par Nexedi."

Levée de bouclier du patron de Nexedi en commentaire à l’article : "La phrase de votre article "Jean-Paul Smets, y propose tout simplement à la Commission Européenne de forcer Oracle à lui revendre cette division MySQL pour un euro symbolique !" est fausse. Nous n’avons jamais écrit cela." Il ajoute : "Le monde du logiciel libre n’est pas une communauté monolithique, ce qui n’est plus mal pour la liberté d’expression, et certaines communautés défendent l’acquisition de MySQL par Oracle de façon très idélogique. "

Sur son blog, Michael « Monty » Widenius, le fondateur de MySQL intervient une nouvelle fois dans le dossier. Pour ce dernier, il s’agit d’un "appel à l’aide pour sauver MySQL." Ce dernier estime qu’un fork ne sera pas suffisant pour garantir la perennité du projet en cas d’abandon par Oracle suite au rachat de SUN. En tant que propriétaire, estime-t-il, Oracle peut très bien décider de mettre un terme au développement de la base de données, soit s’arranger pour que des portions de MySQL passent l’arme au code propriétaire.

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