
OpenStack : une plateforme de cloud computing open source de plus
Posté le 24 juillet 2010 :: Services
La société Rackspace a été fondée en octobre 1998 par Richard Yoo avec pour objectif de fournir un hébergement axé sur le service et pas uniquement sur les technologies. Son slogan « Experience Fanatical Support » démontre la volonté de la société de se positionner avant tout sur les services complémentaires à l’hébergement. Un positionnement nouveau à l’époque qui lui permit de séduire bon nombre d’entreprises et de devenir un des plus gros hébergeurs.
Bien moins connu que son concurrent le géant Amazon, cette société a cependant décidé de prendre une longueur d’avance sur son concurrent en matière d’ouverture. Associé à la NASA qui apporte l’outil Nebula, Rackspace lance OpenStack, une plateforme de cloud computing open source sous licence Apache 2.0.
OpenStack se présente comme une pile de logiciels permettant de déployer une architecture complète de service d’hébergement. Elle est constituée des composants suivants :
- Object Storage : Reprende la technologie de stockage utilisée au sein de l’offre Cloud Files de Rackspace. Une offre qui répond aux besoins en matière de CDN (Content Delivery Network). Lire cet article pour en savoir plus sur le sujet.
- Compute : Issus de l’offre de Rackspace, Cloud Server. Ce module permet la gestion des instances de serveurs virtuels. Il repose sur le langage Python, les frameworks Tornado et Twisted ainsi que le protocole ouvert pour les systèmes de messagerie AMQP (Advanced Message Queuing Protocol). La disponibilité de l’application est annoncée pour mi-octobre.
Les ambitions annoncées de Rackspace ne sont pas des moindres : faire de ce projet un des standards de l’industrie. Une ambition déjà annoncée par bien d’autres initiatives dans le domaine. Parmi les soutiens au projet OpenStack on trouve les noms de sociétés comme Citrix, Dell, AMD ou encore Intel.
Même si la multiplication des initiatives peut paraître lassante et donner l’impression que chacun avance dans son coin, leur multiplication est plutôt un bon signe. Tôt ou tard se posera la question de l’interopérabilité de ces plateformes.
Les problématiques de réversibilité et la pression des utilisateurs devraient à plus ou moins long terme permettre l’émergence de formats ouverts et standards permettant d’assurer la transition plus ou moins transparente d’un ou plusieurs serveurs virtuels et de leurs données associées d’un opérateur à un autre.
Une démarche qui semble inévitable pour les fournisseurs de cloud computing s’ils veulent continuer de lever les craintes des utilisateurs face à leurs offres.
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