Quand le libre vient à la rescousse du budget de l’Etat
28 mai 2004 dans Economie
La France achète des logiciels chers "alors qu’il existe des logiciels libres". Tel est le discours tenu par Jean-Pierre RAFFARIN sur l’antenne de France Inter mercredi matin.
La France dépense mal et trop : c’est en substance le message lancé ce jeudi dans l’émission "Question Ouverte" sur France 2, dont l’invité était Nicolas SARKOZY. Même son de cloche du côté du Premier Ministre, Raffarin, qui a prévenu ce mercredi sur les antennes de France Inter : "L’argent n’appartient pas aux administrations. L’argent appartient aux Français. Il faut dépenser mieux pour dépenser moins. C’est cela notre logique".
En ligne de mire dans les dépenses de l’état également, des questions d’ordre plus philosophiques : le temps n’est-il pas venu pour les communications téléphoniques entre administrations de passer à l’heure de l’IP et de l’Internet ? N’est-il pas également temps de songer à l’option "libre" pour les logiciels et systèmes exploités dans les sphères de l’Etat ? Un lobbying actif a ainsi permis de souffler à Raffarin l’éventualité d’une modification substantielle de la politique envers des "logiciels, que l’Etat achète très cher alors qu’il existe des logiciels libres". Et d’ajouter : "Il y a plus de 100 millions d’euros à économiser".
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