Frédéric RENARD (Arkeia) : "Les entreprises se retrouvent confrontées à l’hétérogénéité de leurs environnements : Linux, MacOS, Windows, Unix."

29 avril 2005   dans   Interviews


Société internationale d’origine française spécialisée dans les solutions de sauvegarde, Arkeia lançait récemment la 2e version d’Arkeia Backup Server : "l’innovation introduite ici est, au niveau technique (malgré l’ajout du support des autoloaders) et au niveau du modèle tarifaire, une première sur le marché de la sauvegarde", nous a confié Frédéric RENARD, Directeur Markéting, que nous avons rencontré pour vous.

Le modèle de tarification a changé avec le lancement de cette seconde version d’Arkeia Backup Server. Quelle formule a été choisie ?

Nous avons lancé Arkeia Server Backup il y a un an et demi ; techniquement parlant nous avions de bons retours sur la qualité du produit mais nous nous sommes aperçus qu’avec un prix fixe (290 Euros), nous ne touchions qu’un segment du parc des machines Linux ; celui-ci était trop élevé pour des machines, comme un serveur web ou un petit serveur d’application et sûrement pas assez élevé pour serveur de fichier d’un TB ! Nous avons voulu trouver un modèle tarifaire équitable et c’est de cette manière que nous en sommes venus à mettre en place un modèle au volume.

Des greffons permettent aujourd’hui la sauvegarde de bases de données ou du serveur LDAP par exemple. Ces greffons sont-ils intégrés à vos solutions ou disponibles séparément ?

Nous avons des plug-ins dédiés à la sauvegarde à chaud des données d’applications (c’est-à-dire la sauvegarde des données de l’application sans interrompre l’accès à celle-ci). Ces modules sont optionnels et répondent à des besoins de haute-disponibilité sachant qu’ASB est capable de gérer par défaut la sauvegarde à froid de données applicatives.

Votre unique métier, c’est la sauvegarde (et la restauration forcément). Peut-on dire que les technologies ont évolué ces dernières années avec les besoins des entreprises ?

Je ne suis pas Normand mais je répondrai OUI et NON ! Non, car le principe de la sauvegarde de fichiers ou en mode bloc des disques sur bandes existe depuis longtemps. Toutefois, celui-ci a évolué avec la taille toujours croissante du volume des données à protéger ; tout d’abord d’un point de vue hardware avec des bandes de plus grandes capacités avec des vitesses de lecture et d’écriture qui ont accéléré. Aussi d’un point de vue logiciel, avec des solutions plus perfectionnées permettant la sauvegarde à chaud des données applicatives, la mise en place de système de Disaster recovery permettant la reconstruction quasi-automatique de serveurs et enfin avec la sauvegarde sur disque.

D’une manière générale, les besoins d’une plus grande disponibilité des serveurs ont développé, d’une part la sauvegarde à chaud et, de l’autre, la sauvegarde sur disque.

Vous insistez sur l’avantage d’un portefeuille de solutions en "environnement informatique hétérogène". Qu’entendez-vous par là ?

Les entreprises se retrouvent confrontées à l’hétérogénéité de leurs environnements : d’anciens serveurs Windows et/ou Unix, de nouvelle machines Linux, des Macintosh. Mettre en place une solution de sauvegarde dédiée à chaque environnement n’est pas une solution adéquate (plusieurs logiciels de sauvegarde différents, des lecteurs de bandes dédié à chaque système...) : Arkeia permet de "mixer" la sauvegarde de différents OS, dans une même politique de sauvegarde, consolidée sur une librairie de bandes et/ou sur disque.

Arkeia est une entreprise française, européenne, internationale ? Et... rentable ?

Avec la moitié de notre chiffre d’affaires en Amérique du Nord et des clients dans 50 pays différents, notre société est foncièrement Internationale. Dès la création d’Arkeia en 97, notre approche a été globale, grâce au développement du web qui a été notre moyen de communication principal et parfaitement adapté à nos utilisateurs, les Linuxiens.

Jusqu’à l’été dernier Arkeia a grandi sur ses fonds propres ce qui nous a obligé à être rentables depuis la naissance de l’entreprise. En 2004, nous avons fait appel à un investissement extérieur, apporté par deux capitaux-risqueurs (SPEF/ Banque Populaire et Credit Lyonnais). Cet investissement à pour but de développer notre offre et de mettre en place un réseau commercial adapté à la montée en puissance de Linux en entreprises.

Fait notable : vous proposez des versions gratuites de vos solutions de sauvegarde. A quelles conditions ?

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