O’Reilly France quitte la scène. Sous vos applaudissements.
13 mai 2008 dans Livres
"Les éditions O’Reilly ont fermé définitivement", peut-on désormais lire sur oreilly.fr. Bien triste nouvelle tombée en début de week-end : O’Reilly France est aujourd’hui contraint et forcé de fermer ses porte, pour cause d’euro cher, de difficultés de trésorerie, de crise des subprimes et de modèle économique trop peu performant.
Ils étaient ambitieux. Ils produisaient des ouvrages de qualité. Le public n’a pas suivi et les conditions économiques n’ont pas été réunies : O’Reilly ferme ses portes. Avec les honneurs de la plupart des observateurs : lecteurs, presse et les différentes associations du Libre, avec lesquelles O’Reilly France avait noué des liens.
En écrivant sur oreilly.fr, "nous sommes sincèrement désolés pour le (trop) petit nombre de lecteurs qui appréciait nos ouvrages", l’éditeur explique qu’il aurait fallu un peu plus de temps pour prouver la viabilité économique de ses productions. La suite est expliquée sur le blog immateriel.wordpress.com.

Ainsi, selon Xavier Cazin, sur le blog immateriel.wordpress.com, "en France, en dépit de quelques succès dans nos domaines de prédilection (le Web et la programmation) et du travail acharné des 10 membres de l’équipe, il était rare que finissions l’année dans le vert. Il y a deux ans, notre maison mère, à qui la baisse des ventes de livres d’informatique en librairie n’avait pas échappé, nous avait mis au défi de revenir à l’équilibre. (...) Nous avons construit notre proof of concept, une librairie en ligne intégrée à notre site, forte de 400000 pages virtuelles : plus de 40% du CA net réalisé grâce à nos seuls ouvrages PDF ! Tout ça sans DRM, ni piratage organisé. (...) Seulement voilà. 40% du CA sur un seul site, rapporté à notre chiffre global cela ne fait plus que 7%, certainement pas assez pour que la baisse des coûts de production liés au numérique ait un impact sur la rentabilité. Même O’Reilly France, dont les lecteurs étaient particulièrement fidèles et dont le Pagerank était exceptionnel, ne vendait sur son site que 15% de ses ouvrages."
Le billet publié sur le blog se termine tout de même par une lueur d’espoir : "Nous l’espérons pour nos lecteurs ; une autre maison d’édition peut se porter candidate pour diffuser à nouveau les titres du catalogue O’Reilly, sur support papier comme en numérique."
Nous avons souvent relayé de très nombreux ouvrages publiés par l’éditeur. Nous regrettons cet événement et tenons à rendre hommage à tous les membres de l’équipe française pour l’excellent travail fourni ces dernières années.
(Vous souhaitez reproduire cet article ?)
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