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Le journal du Libre

Affaire SCO, Novell entre en scène

mardi 30 décembre 2003

Pas de trève des confiseurs pour SCO. L’entreprise a en effet annoncé en grande pompe l’envoi d’une missive d’avertissement à près de 3000 entreprises, associations et universités possédant une licence Unix. Cette missive les invite, sous peine de poursuites judiciaires, à apporter, dans les 30 jours, la preuve qu’elles ne violent pas les conditions de la licence Unix par leur exploitation du système GNU/Linux.

Rappelons que SCO argue que le code-source de Linux comprend des portions de code Unix pour lesquelles des droits d’exploitation doivent être versés. Accusée de ne pas apporter la moindre preuve de sa bonne foi, l’enterprise a cette fois stipulé dans sa missive une liste de 71 fichiers issus du noyau 2.4.21 de Linux - argument contesté par Linus TORVALDS lui-même - "singés" du noyau Unix pour lequel SCO détient les droits exclusifs de propriété.

Problème : avec l’entrée dans le débat de Novell, c’est l’argumentaire développé au fil des mois cette année par SCO Group qui en prend pour son grade. Novell vient en effet de ré-affirmer que même si des licences Unix ont été vendues à SCO il y a quelques années, la société en a conservé les droits de propriété. Une intervention ennuyeuse pour SCO s’il s’avère qu’elle est exacte : Novell a en effet récemment acquis 2 sociétés clés dans ses développements Linux : Ximian et SuSE.