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Le journal du Libre

Android vs iOS : qui vous espionne le plus, au fond ?

vendredi 12 juillet 2013

Depuis près d’un an, Bitdefender analyse des applications gratuites disponibles sur Google Play et l’Apple Store pour y déceler les comportements les plus intrusifs.

Parmi ces comportements intrusifs et indiscrets, parfois intégrés par les développeurs d’applications eux-mêmes, l’étude de Bitdefender révèle que :

- 45,41 % des applications iOS intègrent des services de localisation contre 34,55 % sous Android. Avec une implantation et des formes d’utilisation similaires sur les deux plates-formes, ces ‘espions’ sont souvent demandés par les publicitaires et intégrés via des composants API (framework APIs) pour connaître les habitudes des utilisateurs.

- À ce stade de l’étude, seulement 7,69% des applications Android peuvent accéder à votre liste de contacts alors que les applications iOS se montrent davantage indiscrètes : 18,92 % sont techniquement capables de lire vos contacts.

- 14,58 % des applications Android peuvent divulguer l’identifiant de votre appareil et 5,73 % transmettre votre adresse e-mail. De nouveau, les applications iOS semblent recueillir plus de données personnelles que celles conçues pour Android. Là aussi, ces informations sont très intéressantes pour les réseaux publicitaires et sont susceptibles d’être partagées ou revendues à des tiers pour, par exemple, l’envoi de publicités ciblées en fonction du comportement et du profil des utilisateurs.

- 8,82 % des applications Android analysées par Clueful peuvent divulguer les numéros de téléphone d’un appareil à des publicitaires. Les applications intégrant Air Push et parfois LeaBolt permettent aux développeurs de recueillir, crypter et d’envoyer le numéro de téléphone à l’insu des utilisateurs.

Si la géolocalisation, l’accès aux contacts de l’appareil ou l’interaction avec les réseaux sociaux, peuvent être légitimes pour certaines fonctionnalités, ces comportements deviennent intrusifs lorsque les données personnelles de l’utilisateur ne sont pas indispensables au bon fonctionnement des applications mais collectées pour être monétisées par les développeurs. En d’autres termes, l’application ne devient gratuite qu’une fois ‘payée’ par l’utilisateur avec ses données personnelles.

La situation est même pire, puisque payer l’application n’assure pas à l’utilisateur que ses données privées ne soient plus collectées ni même rendues à son propriétaire puisque déjà stockées dans des fichiers. De plus, la collecte de ces données est faite sans que l’utilisateur ait connaissance des autorisations accordées lors de l’installation de l’application.

Que ce soit au moment de l’installation de l’application Android ou lors de son exécution pour une application iOS, l’utilisateur devrait lire attentivement les autorisations demandées.

L’étude Bitdefender sur les comportements intrusifs des applications Android et iOS est disponible ici (PDF).