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Le journal du Libre

(Communiqué) DADVSI : de l’art de la manipulation

mercredi 21 décembre 2005

Vous pourrez noter que la réponse à la question « 17 / Qu’est-ce
qu’un logiciel libre ? Les mesures de protection vont-elles empêcher
leur utilisation ? » n’est pas exactement la même dans la version PDF
et dans la version HTML. La version HTML est encore plus claire sur le
problème posé au logiciel libre par le projet de loi.

Voir aussi la fiche 8 sur le logiciel libre (version PDF), où il est
question d’intéropérabilité. Notons que le gouvernement bloque par
ailleurs tout amendement garantissant réellement l’intéropérabilité.

Bertrand Lemaire, chef de rubrique pour le Monde Informatique a publié
un billet sur son blog professionnel :

« DADVSI : de l’art de la manipulation »

« Le projet de loi DADVSI (Droits d’auteurs et droits voisins dans
la société de l’information) est toujours l’occasion de joutes assez
extraordinaires et de propos pour le moins étonnants ou
surréalistes. La dernière documentation fournie par le Ministère de
la Culture est un monument du genre. Incompétence du conseiller
technique, Marc Hérubel (que je n’arrive pas à joindre malgré mon
harcèlement de sa secrétaire), ou mensonge délibéré avec tentative
de manipulation de la presse et du Parlement ? La question est
posée. »

Christophe Bardy du Monde Informatique a également fait un billet :

« Urgence, contre le DAVDSI »

« L’examen en urgence (si si vous avez bien lu) du projet de loi sur
le droit d’auteur et les droits voisins (DADVSI) a commencé hier à
l’assemblée nationale. Ce projet funeste, porté par un ministre
obtu (Renaud Donnedieu de Vabre) et une poignées de lobbies, dont
les multinationales du disque, le SNEP et la SACEM, est une menace
pour la libre utilisation des contenus numériques, mais aussi pour
l’industrie du logiciel libre et pour les auteurs. Officiellement,
le DADVSI est censé lutter contre le piratage des oeuvres. Une
noble cause, donc. Les moyens qu’il préconise dans ce dessein sont
malheureusement les pires. Ils sont en fait promus par une poignée
de multinationales des médias et par leurs séides, dans un acte
désespéré de maintien du contrôle qu’elles exercent encore sur la
distribution des contenus numériques. »