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Le journal du Libre

L’impact futur des changements technologiques dans les entreprises

mercredi 21 mars 2012

Le rapport EIU, parrainé par Ricoh, révèle que le développement des technologies existantes continuera d’avoir une influence importante sur les pratiques et les modèles commerciaux pendant la prochaine décennie. Les entreprises ne pourront pas éviter les changements bouleversants mais vivifiants de l’évolution technologique. Celles qui auront su se doter de processus souples, de structures agiles, d’outils adaptés pour soutenir leurs employés et leurs clients pourront évoluer rapidement et profiter de la dynamique de croissance générée par les changements technologiques.

Le changement lié à la technologie est généralement la conséquence d’une augmentation à bas coût de la puissance de traitement informatique, des capacités de stockage, ou de la bande passante par l’intermédiaire du « cloud ». Chacun sait que les organisations continueront d’accumuler des volumes de données de plus en plus importants, provenant d’une multitude de sources en croissance continue et accélérée, une tendance connue sous le nom de « big data ». En outre, la progression des communications vidéo, des médias sociaux et d’autres outils se généralisa encore plus dans les entreprises. Mais ces technologies existent déjà, et en plus des nouvelles technologies à venir, ce sont les nouvelles utilisations des technologies actuelles qui bouleverseront nos modèles commerciaux.

Ce rapport montre que l’innovation dans les processus et les méthodes joue un rôle plus important dans l’évolution du modèle commercial que l’innovation technologique. En 2008 dans l’industrie de la technologie, le lancement d’App Store en ligne par Apple n’est pas la résultante d’une technologie réellement nouvelle, mais d’une nouvelle idée du marketing et de la distribution des logiciels qui a induit le développement d’une plateforme et d’un ensemble de processus plus efficaces. eBay et Facebook ont pu prendre des positions de leaders du marché en créant de nouveaux modèles commerciaux basés sur une technologie existante.

D’autres conclusions révèlent que :
-  Peu d’industries pourront se tenir à l’écart des bouleversements technologiques. Six dirigeants d’entreprise sur dix pensent que le marché vertical de leur organisation en 2020 ne ressemblera en rien à ce qu’il est aujourd’hui.
-  Pour les entreprises capables de la maîtriser, la tendance des « big data » se transformera en un secteur d’activité indépendant. La Commission européenne estime qu’à elles seules les données des gouvernements pèseront 40 milliards d’Euros (US$55bn) par an dans l’économie européenne grâce à la stimulation de la croissance des nouveaux services d’information.
-  Avec l’automatisation des transactions et la virtualisation de la collaboration, le rôle des bureaux et des stocks physiques changera considérablement. À l’instar des transactions bancaires aujourd’hui largement automatisées, les agences bancaires deviendront des espaces de conseil, et cette tendance bouleversera un grand nombre de services basés sur le relationnel direct avec les clients.
-  En 2020, les clients remplaceront le R&D traditionnel comme principale source d’idées de nouveaux services et de produits. Les répondants estiment en outre que les clients seront une source d’idées presque aussi importante que leurs propres employés pour améliorer leurs processus professionnels.
-  L’évolution tendra à renforcer la décentralisation des prises de décision – 63% des décideurs prévoient une évolution vers un modèle opérationnel plus décentralisé et que la responsabilité des décisions passera des conseils de direction centralisés à des membres spécifiques du personnel.
-  En 2020, l’organisation sera plus transparente que jamais. Au cours de la prochaine décennie, les entreprises ne pourront que difficilement masquer des méthodes, des services ou des prix insatisfaisants, parce que la technologie les exposera plus facilement que jamais aux regards des consommateurs.

Sous le titre « The future of technology disruption in business », ce rapport s’appuie sur deux sources principales. Premièrement, une enquête globale sur 567 responsables a été réalisée en septembre et en octobre 2011. Tous les répondants étaient des cadres supérieurs, et 46% d’entre eux étaient membres du conseil de direction ou grade C.

Les répondants étaient représentatifs de secteurs d’activité diversifiés, incluant services financiers, gouvernement, secteur public (et santé), éducation, services professionnels, technologie, fabrication. Le chiffre d’affaires annuel de 43% des entreprises interrogées était égal ou supérieur à 500 millions USD. Une série d’interviews approfondis a été réalisée avec la collaboration d’experts réputés des entreprises et de la technologie, et de cadres supérieurs dans différents secteurs.