TOOLinux

Le journal du Libre

L’indice mondial de confiance des entrepreneurs est à son plus haut niveau depuis 2011

vendredi 17 octobre 2014

Sage publie les résultats du Sage Business Index 2014, son baromètre annuel mesurant le niveau de confiance et l’attitude des entreprises conduit auprès de 13 700 petites et moyennes entreprises réparties dans 18 pays.

Selon le Sage Business Index 2014, les indices de confiance des entrepreneurs continuent de progresser pour dépasser leur niveau de 2011, mais ils augmentent moins vite qu’en 2013. Dans ce contexte, la confiance des chefs d’entreprises français reste basse envers l’économie nationale (35,07), en particulier dans les régions du nord de la France. C’est l’indicateur le plus bas de l’ensemble des pays européens : comparativement, dans plus de la moitié des pays interrogés, la barre des 50 a été franchie, synonyme de confiance dans les perspectives de croissance nationale.

L’inquiétude manifestée par les chefs d’entreprises français les rend prudents. Ils vont se concentrer sur la fidélisation et n’envisagent pas d’utiliser l’emploi comme variable d’ajustement.

La France est le pays le moins optimiste du panel avec une prévision de croissance des effectifs de 0,4% alors qu’à l’échelle mondiale, plus des 2/5 des chefs d’entreprises anticipent une croissance (soit une croissance moyenne des effectifs de 2%). Cette tendance est plus marquée dans les secteurs de la IT/ingénierie, qui anticipent une croissance de leurs effectifs plus forte que la moyenne mondiale (2,3%). Seuls les secteurs du bâtiment (-0,1%) et des transports/aéronautique/automobile (-0,9%) anticipent une baisse des effectifs.

Pour les français, les principales barrières à l’export sont la législation et la concurrence internationale, alors qu’au niveau mondial, les entreprises désignent plutôt les coûts logistiques. La sensibilité des exportateurs français sur les questions de compétitivité se manifeste également dans l’attention qu’elles portent à la réputation de leur pays : c’est leur 4ème préoccupation devant la stabilité financière ou la langue. 40% des entrepreneurs français souhaitent que leur gouvernement soutienne la notoriété de leur pays à l’étranger. C’est le seul pays à exprimer si fortement ce souhait.