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Le journal du Libre

Le Kindle d’Amazon, développé sous Linux mais en manque d’interopérabilité...

mercredi 21 novembre 2007

Le Kindle tourne sous Linux

Doté d’une mémoire de 256 Mo de type Flash, permettant de stocker 200 ouvrages, le Kindle tourne sous Linux. Sa capacité peut être étendue grâce à un port d’extension USB. Son autonomie est annoncée jusqu’à 30 heures. Il mesure 19 cm sur 13 pour environ 300 grammes. Distribué uniquement aux Etats-Unis, le Kindle tourne sous Linux.

Les livres, proposés pour un prix de 10 dollars US (environ 6 euros) peuvent être téléchargés dans un format propriétaire. 90 000 titres sont disponibles à sa sortie.

Doté d’un écran noir et blanc, le Kindle est compatible non pas avec le WiFi, mais avec la technologie EVDO (norme de type "3G" utilisée aux Etats-Unis). Pour cette sortie, Amazon s’est trouvé un partenaire en la personne de l’opérateur SPRINT.

Le Kindle pourra également, outre dévorer des livres, se connecter à des publications et des blogs. La plupart des grands journaux mondiaux sont partenaires, du NY Times au Monde. Plus de 300 blogs sont également disponibles, mais, comble des combles, il faudra payer au-moins 1 dollar par mois pour accéder à ce service, par ailleurs gratuit sur Internet. Absurde !

Son prix a de quoi freiner les ardeurs : 399 euros, le prix de... l’iPhone.

Un service pas vraiment universel...

Dommage : le Kindle eût pu servir de support "universel" aux livres électrnoiques et à la gigantesque bibliothèque de numérisation de Google s’il avait été capable de traiter les fichiers PDF. Un comble alors qu’il est possible de lire un document Word sur le support d’Amazon ainsi qu’un très grand nombre de types de fichiers multimédia.

Tout comme le marché de la vidéo et de la musique en ligne, c’est toujours l’absence de standards qui règne, chacun tentant d’imposer son format.

Lundi soir, à New-York, le groupe Amazon.com gagnait 1,60% à 80,39 dollars US, après le lancement du Kindle. Les investisseurs semblent donc avoir été séduits par l’annonce, là où la plupart des observateurs se demandent comment un marché aussi fragile peut décoller là où la musique en ligne a échoué, c’est-à-dire sans imposition d’un standard et de normes d’interopérabilité...

Selon nos analyses, ses chances de survie et de succès à ce prix, à ces conditions sont faibles.

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