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Les cybermenaces sont en forte hausse dans l’IT (Covid-19)

jeudi 9 avril 2020

Les cybercriminels tentent d’exploiter la croissance exponentielle du télétravail, selon le dernier rapport de Check Point, qui souligne l’énorme impact de la pandémie de coronavirus sur la protection IT des entreprises.

Les cybermenaces sont en forte hausse dans l’IT (Covid-19)

L’enquête du jour a été menée par Dimensional Research auprès de 411 répondants d’entreprises comptant plus de 500 travailleurs dans le monde, pour le compte de Check Point.

Quelles sont les menaces ?

L’étude menée par l’éditeur auprès de plus de 400 spécialistes IT apporte plusieurs éclairages intéressants.

Hausse exponentielle des attaques relatées au coronavirus

71 % des répondants déclarent avoir constaté une augmentation des menaces et agressions depuis le début de l’épidémie de coronavirus. Il s’agit essentiellement de tentatives de hameçonnage (chez 55 % des répondants), suivies de sites frauduleux qui prétendent conseiller ou informer sur la pandémie (32 %). Les malwares (28 %) et ransomwares (19 %) sont les 2 autres menaces constatées.

Difficultés accrues de gérer correctement le télétravail

95 % des répondants déclarent avoir été confrontés à des problèmes IT supplémentaires suite à la propagation du Covid-19. Il s’agit essentiellement de :

- Garantir un accès sécurisé aux télétravailleurs (56 %)
- Fournir des solutions évolutives pour l’accès à distance (55 %)

Les collaborateurs qui travaillent à domicile font plus souvent usage de solutions IT non conventionnelles, y compris des logiciels, des ressources et des services non testés (40 %)

Inquiétude quant à la protection dans les prochains mois

71 % des répondants s’inquiètent des risques sur la sécurité liés aux changements rapides qui ont dû être consentis pour permettre le télétravail. 55 % estiment qu’il faut améliorer la protection des accès à distance ; 40 % se préoccupent de la nécessité de relever le niveau de sécurité des appareils (ordinateurs portables, smartphones).

Le coronavirus est aussi présent... sur le dark web

Les résultats de l’enquête renforcent quelques récents constats. Ainsi, les noms de domaine liés au coronavirus ont 2 fois plus de chances d’être véreux que les autres sites Internet enregistrés depuis janvier dernier. Le nombre moyen de nouveaux domaines enregistrés dans les 3 dernières semaines de mars atteint presque le décuple de la moyenne des semaines précédentes.

De la même manière, les chercheurs de Check Point ont découvert plusieurs ’Coronavirus-specials’ qui ont été vantés par les pirates sur le dark web, utilisant le code de réduction ’Covid-19’ ou ’coronavirus’ pour la vente de malwares out-of-the-box.

"Les cybercriminels tenteront toujours de profiter des dernières évolutions pour augmenter les chances de réussite de leurs attaques. La pandémie de coronavirus est, à cet égard, une occasion idéale : l’attention que l’on porte aux actualités aux 4 coins du monde est renforcée par les changements inouïs des modes de travail et des technologies utilisées par les entreprises. Chez beaucoup de ces dernières, cela s’est traduit par une hausse considérable des cibles potentielles, ce qui mine leurs anciennes méthodes de sécurité" - Rafi Kretchmer, patron du marketing produit chez Check Point.