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Le journal du Libre

« Les ouvriers passent au numérique et les réseaux d’entreprises risquent d’en pâtir »

lundi 9 mars 2015

La mobilité est commune chez les cols bleus : 67% d’entre eux sont nomades, dont 42% de manière permanente. Ils sont donc nombreux a vouloir un équipement informatique plus mobile : ordinateur portable (42%), Smartphones (28%), tablettes (53%). L’équipement professionnel des cols bleus est pourtant plus traditionnel que leur équipement personnel. Ce qui implique donc un investissement matériel conséquent pour s’équiper. Mais il faut également penser à l’impact de ces nouveaux outils sur les réseaux d’entreprise.

L’arrivée d’équipements mobiles individuels auprès des ouvriers et l’utilisation d’applications professionnelles engendreront certainement un nombre croissant de données sur les réseaux d’entreprises. Des données qui devront être à la fois accessibles par le siège et les ouvriers à tout moment afin d’éviter tout retard de production. La première étape est donc d’avoir un administrateur réseaux dédié au monitoring et de lui fournir un outil efficace de surveillance réseau.

Recevoir la bonne alerte en cas de dysfonctionnement, détecter le problème et s’assurer qu’il ne se reproduise jamais : pour un Responsable informatique, ces trois tâches sont plus faciles à dire qu’à faire, surtout s’il ne dispose pas d’un bon outil de monitoring. Pour bien choisir cet outil, voici trois conseils pratiques qui faciliteront la vie des administrateurs réseaux.

1. Éviter d’être dérangé par des alertes intempestives

En cas de défaillance d’un routeur, une alerte est envoyée. Mais si ce routeur envoie une alerte, tous les commutateurs situés en aval envoient eux aussi des alertes. Bien qu’ils ne soient pas à la source du problème, ils disent tous qu’ils le sont. Cela entraîne une pluie d’alertes de défaillances réelles ou irréelles et force l’équipe informatique à passer en revue des dizaines voire centaines d’alertes inutiles.

Lorsque les solutions ne tiennent pas compte des dépendances, elles occasionnent une perte de temps et de performance. Or si le système de surveillance du réseau tient automatiquement compte des dépendances, c’est l’ensemble du problème qui est éliminé. Une seule alerte sera envoyée, pour l’équipement défaillant uniquement, et non pas pour chaque équipement qui y est connecté en aval.

2. S’assurer d’avoir une vue dégagée

Il est impossible de réparer une défaillance sans la détecter. Mais détecter un problème sur le réseau est souvent aussi complexe que de trouver une aiguille dans une botte de foin. En raison des diverses alertes et des différents systèmes de suivi, détecter la cause racine d’une perturbation peut se révéler être un long cauchemar. Tandis que l’équipe informatique épluche tous les rapports et les messages d’erreurs, les utilisateurs doivent subir retards et problèmes. Le manque de visibilité sur les serveurs, les applications et le réseau indépendant et complexe se traduira par beaucoup de temps perdu et d’erreurs de diagnostics, qui se reproduiront sans fin.

Il est essentiel de visualiser l’ensemble du réseau ! Mais la création manuelle d’une carte du réseau peut prendre plusieurs heures, voire des jours entiers. Il existe des systèmes pour faciliter ce processus et aider l’équipe informatique à obtenir cette vue d’ensemble. Ces systèmes permettent de détecter les causes racines des problèmes rapidement et efficacement, car ils prennent en compte les spécificités des systèmes actuels, de plus en plus complexes et interconnectés.

3. Anticiper les problèmes

La lenteur des systèmes peut entraîner un réel problème de productivité. En raison de la disparité des services de surveillance, les problèmes sont difficiles à détecter et les correctifs effectués le sont par tâtonnement, voire ne sont pas effectués. Des problèmes récurrents épuiseront la patience de l’équipe informatique comme des utilisateurs.

Il faut donc se mettre à niveau et d’anticiper les problèmes. Pour cela, rien de mieux qu’une solution intégrée qui comprenne des alertes en temps réel et surveille les équipements filaires comme les équipements sans fil. Avec plusieurs tableaux de bord, il est possible de garder un œil sur les causes des problèmes, mais aussi identifier des tendances. L’équipe informatique peut par la suite agir de façon proactive et résoudre les problèmes avant que leurs conséquences se fassent sentir auprès des utilisateurs.

Tout cela se résume à une seule chose : obtenir des systèmes qui se comprennent entre eux en utilisant une solution unique et intégrée qui garantit la disponibilité et les performances du réseau, des applications et des serveurs. Avec une telle solution, les entreprises devraient être capable de faire face au nombre de données croissantes créées par les cols bleus lorsqu’ils seront totalement équipés en matériel informatique nomade. La productivité, et les conditions de travail n’en seront que meilleures.

- Yannick Hello
Directeur Régional EMEA, IPSwitch