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Le journal du Libre

« Les tendances dans l’adoption du Cloud »

mercredi 18 juillet 2012

Réalisé auprès de 300 décideurs informatiques (PME et grands comptes), ce rapport a pour objectif de mieux "appréhender leur connaissance et leur pratique à l’égard du Cloud, de mesurer le taux d’adoption dans leurs organisations et de comprendre leurs attentes."

En octobre 2011, Claranet a demandé au cabinet Vanson Bourne de réaliser une enquête européenne sur la problématique de l’adoption du Cloud et sur la compréhension qu’en ont les utilisateurs finaux en Europe. Cette étude porte sur 300 décideurs informatiques issus de PME et de grandes entreprises, des secteurs Informatique et Technologie, Services Financiers, Services Professionnels, Distribution, Construction et Immobilier, Vente en Gros, Divertissement, Médias et Loisirs ainsi que des Télécoms.

Ce rapport s’intéresse à l’adoption de services Cloud parmi les utilisateurs finaux, aux barrières technologiques et aux freins identifiés, aux différents niveaux de compréhension des services Cloud, ainsi qu’aux aspects légaux et règlementaires liés au Cloud.

Les résultats de cette étude montrent que, même si l’usage des solutions Cloud est répandu dans le monde et en Europe, celui-ci ne fait pas encore totalement partie des pratiques courantes. La majorité des organisations interrogées (55%) n’utilise le Cloud que sous une certaine forme, et reste sceptiques lorsqu’un haut niveau de sécurité est nécessaire. Ceci explique une forte préférence pour les offres de Cloud privé.

Les quatre principaux freins à l’adoption du Cloud : sécurité & fiabilité, localisation, intégration et verrouillage

Un tiers des décideurs interrogés indique un retard dans l’adoption du Cloud, d’en moyenne 12 mois et jusqu’à 2 ans dans les cas extrêmes. Ce retard s’explique par l’incapacité des fournisseurs de Cloud à dissiper leurs inquiétudes au sujet de la souveraineté et de la sécurité des données, ainsi qu’à convaincre sur les bénéfices du Cloud. Ainsi, le Cloud est-il toujours considéré comme plus risqué en termes de sécurité et de résilience, que les approches traditionnelles de l’hébergement.

Un manque de standard dans l’industrie, de même qu’un marché en évolution rapide, où les décisionnaires acquièrent de nouvelles compétences mais manquent d’expérience dans les déploiements, semblent alimenter cette conviction.

Les décideurs informatiques montrent une nette préférence pour les fournisseurs de Cloud justifiant d’une stabilité financière, d’une bonne réputation et d’un savoir-faire reconnu.

71% des personnes interrogées se prononcent largement en faveur d’une plus grande normalisation inter-frontières et d’une réglementation au niveau européen. La création de normes communes sur la souveraineté, la sécurité, la responsabilité contractuelle et d’un référentiel de pratiques, soutenus au niveau international, peut s’avérer nécessaire.

L’optimisation effective des réseaux avec les solutions Cloud, et le partage clair des responsabilités entre clients et fournisseurs, sont critiques. Les conclusions du rapport soulignent d’ailleurs que les décisionnaires informatiques souhaitent des réponses claires sur ces deux points.

Le rapport révèle également une nette préférence pour 87% des personnes interrogées pour que les données soient stockées dans leur propre pays. Fournir de tels services et proposer des équipes Support disponibles localement, sont des moyens efficaces pour garantir la sécurité des données et la fiabilité des services proposés.

Un marché pas encore mature : des bonnes pratiques à mettre en place

Le Cloud en est encore à ses balbutiements, mais il grandit vite. Ses avantages sont clairement identifiés par les décideurs IT et leur engouement se confirme pour les années à venir, mais les craintes persistent. En attendant, la plupart des fonctions IT vraiment critiques vont rester sur des systèmes internes ou dans des environnements dédiés.

Les résultats de cette étude montrent un monde prêt à adopter le Cloud. Cependant, cette tendance est tempérée par l’incapacité des fournisseurs à répondre aux préoccupations sur la souveraineté des données, la sécurité et la fiabilité des services. Le décalage entre l’offre et la demande est le signe d’un marché qui n’a pas encore atteint sa maturité, ce qui n’est pas surprenant, compte-tenu de la vitesse d’évolution du marché du Cloud.
Avec l’arrivée de nouveaux acteurs, ces préoccupations vont être résolues et pourront ainsi favoriser une adoption rapide et en profondeur du Cloud dans tous les domaines considérés précédemment comme trop risqués. L’ensemble de ces avancées majeures vont susciter une innovation plus rapide, des prestations plus flexibles et une meilleure maîtrise des coûts.