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Le journal du Libre

Mainframe, Linux, des atout pour l’économie française ?

mardi 25 février 2014

13% de l’économie française « tourne » sur le mainframe

Le mainframe supporte directement 13% de l’activité économique en France (PIB), soit l’équivalent de 240 milliards d’euros d’activité reposant sur la plateforme mainframe.

Alors qu’il joue un rôle majeur et représente un effet de levier important pour l’économie française (le mainframe fait vivre un écosystème de 300 partenaires, pour lequel il représente un quart du chiffre d’affaires), l’enveloppe globale consacrée au mainframe par les entreprises et les administrations est, relativement, faible : elle représente moins de 3% de l’ensemble des dépenses informatiques en France (soit un total de 1,5 milliards d’euros). Au-delà des indicateurs macro-économiques, la rentabilité de cet investissement se vérifie également au niveau des entreprises utilisatrices du mainframe. Celui-ci supporte en moyenne 65 % de leurs applications critiques mais ne représente, en moyenne, que 30% de leur budget informatique.

Où sont les candidats ?

Cette dynamique est ralentie par les difficultés à trouver des candidats formés aux technologies mainframe en France : 59% des partenaires sont confrontés à ces difficultés lorsqu’il s’agit de recruter des profils « exploitation » et 54% rencontrent des obstacles dans la recherche de profils « études et développements ».

Pour répondre aux besoins en compétences dans ce domaine en France et dans le monde, IBM a par exemple mis en place le programme « System z Academic Initiative » dans le but d’aider les enseignants à avoir accès à des ressources et des exemples d’études autour des environnements mainframe.
En France, l’initiative menée depuis 2004 a permis à 16 établissements d’intégrer ce programme, parmi lesquels des écoles d’ingénieurs en informatique telles que TELECOM Nancy et Epita.

Le mainframe est plébiscité

20% de la dépense informatique mondiale est d’ores et déjà portée par la convergence de quatre évolutions majeures : le Cloud Computing, le Big Data, la mobilité, et les réseaux sociaux. Une tendance qui devrait s’accentuer dans les prochaines années pour représenter 40% des investissements en 2020. Ces évolutions requièrent des plateformes particulièrement robustes. L’écosystème de partenaires mainframe ne s’y trompe pas : la moitié d’entre eux estime que l’environnement mainframe est adapté aux projets de Cloud Computing et de mobilité. S’agissant du Big Data, ce sont 70% des partenaires qui le considèrent comme pertinent.

Ouverture et sécurité sont également deux exigences majeures pour les clients. Le mainframe répond aux attentes sur ces deux plans : ainsi, il s’ouvre désormais aux environnements Linux/Open Source. A ce titre, près d’une entreprise sur cinq a initié l’intégration de solutions Open Source sur mainframe. La sécurité, intégrée au moment de la conception de la plateforme et non pas ajoutée à postériori, rend le mainframe extrêmement fiable.

L’ensemble de ces caractéristiques (sécurité, ouverture, intégration des exigences du Cloud Computing, du Big Data, de la mobilité, des réseaux sociaux) contribuent à faire du mainframe la plateforme incontournable du paysage informatique en France dans les années à venir.

- L’étude en ligne