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Le journal du Libre

Qu’est-ce que OpenEuler, le nouveau système Linux serveur de Huawei ?

mardi 14 janvier 2020

Après HarmonyOS, Huawei se lance dans un système d’exploitation serveur basé sur CentOS, donc Linux. À quoi peut servir OpenEuler et à quoi ressemble son nouveau chantier ?

HarmonyOS officialisé en 2019

Nous évoquions en août dernier les grands projets d’indépendance de Huawei face aux sanctions américaines, avec l’annonce de HongmengOS (HarmonyOS).

Basé autour d’un micro-noyau Unix, le système d’exploitation de Huawei se veut ouvert et choisit la voie de l’open source. Il pourra faire tourner des applications Android et Linux, ainsi que des applications web évoluées. Le compilateur peut gérer Java, C, C++, Kotlin, Java et Javascript. Dans un second temps, le noyau sera remplacé par celui développé en interne par Huawei.

Le chantier est colossal et seule une télévision connectée en profite pour l’instant, en attendant que le système soit fin prêt pour d’autres appareils, dont les smartphones.

OpenEuler pour les entreprises et les serveurs

Comme son nom l’indique, OpenEuler n’est pas une énième déclinaison d’un système d’exploitation Linux pour le grand public. C’est même une distribution Linux pensée objectivement pour les serveurs. Le projet est officiel, il a même son site web traduit en anglais.

Techniquement, OpenEuler est basé sur la distribution CentOS et se fonde sur le cloud de Huawei. Le code source a été publié sur Gitee (qui est en quelque sorte l’équivalent de Github) pour les systèmes x86 et ARM64. On trouve également d’autres éléments, dont plus de 1.000 paquetages.

iSulad et A-Tune

Deux projets annexes retiennent l’attention. D’un côté, iSulad, un conteneur basé sur gRPC et écrit en C destiné à l’internet des objets.

De l’autre, A-Tune, une application destinée à optimiser un système grâce à l’intelligence artificielle.

Un projet pour le grand public ensuite ?

Pour l’heure, rien ne semble l’indiquer et la firme se garde bien d’en parler, mais l’optimisation pour ARM64 et x86 ne laisse aucun doute : la porte est bien ouverte pour créer un système d’exploitation capable de remplacer Windows, macOS ou encore Android.