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Le journal du Libre

Un dossier sur le modèle de développement opensource

jeudi 7 janvier 2010

Morceaux choisis dans le dossier de Marc Hypollite :

    Pour mieux décrypter cette différence, revenons au racine de ces mouvements. Retour dans les années 90, là où le terme Open Source est né en réaction au concept du logiciel libre. Ce dernier, dont les principes ont été scellés dans le marbre par Richard Stallman en 1982, un ancien hacker président de la Free Software Foundation.

    Le terme Open Source était donc né avec pour idée de créer une logique d’ingénierie logicielle plus industrielle et commerciale autour du logiciel libre en mettant en avant, non plus ces quatre libertés fondamentales, mais un mode de développement reposant sur une communauté et sur la mise à disposition du code source. La notion de gratuité, très présente avec le logiciel libre, ne devait également plus apparaître dans la définition.

    L’OSI liste aujourd’hui 65 licences Open Source qui répondent donc bien aux critères Open Source de l’OSI mais chacune avec des spécificités particulières. (...) Pour l’heure, la GPL - aujourd’hui en version 3 - est la licence la plus adoptée dans le monde de l’Open Source.

    Les logiciels hébergés de type Saas (Software-as-a-service) reposent la majeure partie de leur architecture sur des briques Open Source. Le principe de ce mode hébergé gagnant de plus en plus du terrain, l’Open Source est alors entrainée dans son sillon.

    Il est le modèle de l’Open Source dit commercial. Et compte parmi ses early-adopters des grands noms du secteur, comme Red Hat, Novell avec Suse, ou encore MySQL, la célèbre base de données. Son principe : proposer deux versions du logiciel. L’une 100 % Open Source, généralement encadrée par la licence GPL dont chaque développement est systèmatiquement reversé dans la communauté. Cette version constitue le laboratoire de l’éditeur. Il tient à disposition le code source du logiciel. Chez Red Hat, cette version se baptise Fedora, chez Suse, elle se nomme OpenSuse et chez MySQL, on parle de Community Edition.

    Se dégage aujourd’hui un modèle de communauté dans laquelle des groupes interviennent très activement dans les développements d’un logiciel pour structurer davantage les processus. C’est notamment le cas de Google qui a dédié nombre de ses ingénieurs à certains projets Open Source. Ils sont partiellement ou complètement rémunéré pour intervenir dans ces communautés. Rappelons-nous également la présence très influente de Sun dans la communauté de développement d’OpenOffice.

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