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Le journal du Libre

WebOS devient open source

lundi 12 décembre 2011

L’histoire de WebOS est bien tortueuse. Il fut créé par <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Palm_%28entreprise%29">Palm, la société emblématique qui lança et domina le marché des PDA ou <a
title="Assistant personnel" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Assistant_personnel">assistants personnels durant de longues années. Je me souviens encore avec émotion de mon Palm II qui me suivit durant plusieurs années de ma vie professionnelle et à qui je confiais la gestion de mes rendez-vous et de mon annuaire de contacts.

Il s’agissait à l’époque pour Palm de trouver un second souffle face à la déferlante des smartphones et surtout de l’iPhone et autre Blackberry qui piétinait ses plates bandes depuis de longs mois poussant la société dans une situation économique désastreuse. La sortie d’un premier terminal, le Palm Pre, fut hélas le chant du cygne <a
title="Le Palm Pre et son WebOS, chronique d’une mort annoncée ?" href="http://philippe.scoffoni.net/le-palm-pre-et-son-webos-chronique-mort-annoncee/">comme je le pensais à l’époque.

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title="Rachat de Palm par HP : l’analyse" href="http://www.linformaticien.com/actualites/id/8223/rachat-de-palm-par-hp-l-analyse.aspx">Le rachat de Palm par HP sembla vouloir me donner tort. HP continua les travaux de Palm et proposa <a
title="Palm Pre 2, le premier WebOS par HP" href="http://philippe.scoffoni.net/palm-pre-2-webos-hp/">une version 2 du Palm Pre. Mais ce modèle ne rencontra pas plus de succès. Le dernier barouf d’honneur du WebOS fut <a
href="http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-hp-brade-sa-touchpad-aux-etats-unis-pour-ecouler-les-stocks-34432.html">la vente à prix bradé par HP de son Touchpad. Voici donc venir le dernier soubresaut de cette vilaine histoire.

Ce que l’on peut tenter de retenir comme leçon, c’est que désormais <a
title="Open source, Commodité ou moteur d’innovation ?" href="http://philippe.scoffoni.net/open-source-commodite-moteur-innovation/">le système d’exploitation tend de plus en plus à n’être qu’une commodité. Ce qui compte ce sont les applications et surtout les services en ligne. Pourquoi choisit-on un iPhone ou un Android ? Souvent parce que l’on est à la recherche d’un iCloud et de sa “synchronisation magique” ou bien que l’on est un <a
title="Google addict" href="http://www.kalagan.fr/google-addict">Google addict.

Que pouvait bien proposer HP comme alternative à cela ? Hélas rien ou pas grand chose. C’est bien là que réside l’un des dangers pour le logiciel libre. Ne proposer que des systèmes d’exploitation est insuffisant désormais. Il faut disposer d’un écosystème de services en ligne en parallèle. Mais on sait que <a
title="Ce que pense Stallman de Chrome OS et du Cloud Computing" href="http://www.framablog.org/index.php/post/2011/01/11/stallman-google-chromeos-cloudcomputing">le nuage est interdit aux logiciels libres.

A l’heure où les ordinateurs deviennent de plus en plus <a
title="iPad" href="http://www.apple.com/fr/ipad/">des grilles pains aux coques thermosoudées, dont la durée de vie n’excédera pas celle du composant le plus fragile, il est temps de s’inquiéter et de <a
title="Meza | Lab" href="http://mezalab.org/">s’ouvrir à d’autres ruptures possibles et d’autres façons d’envisager l’avenir du logiciel libre encore une fois pris de vitesse.

Que peut devenir WebOS dans ce contexte ? Le passage à l’open source est-il juste cette nouvelle façon “positive” qu’ont désormais les industriels de jeter à la “poubelle” leurs projets ou une ouverture en vue de trouver des alliés ?

Je verrais bien quelqu’un pouvoir s’intéresser à WebOS. <a
title="Mozilla prépare un système d'exploitation pour smartphones et tablettes" href="http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/mozilla-prepare-un-systeme-d-exploitation-pour-smartphones-et-tablettes-27-07-2011-1356797_47.php">Quelqu’un qui est en train de développer un système d’exploitation pour terminaux mobiles dont les caractéristiques sont fort similaires, il me semble. Peut-être serait-ce une façon de gagner du temps pour ce dernier et se concentrer sur la mise à disposition de <a
title="Libre Project" href="http://libreprojects.net/">services web libres regroupés sous une même marque. Une marque associative à l’image forte qui pourrait rivaliser avec les ténors du secteur, comme elle l’a déjà fait par le passé. Mais je rêve peut-être tout haut…

Philippe Scoffoni