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Le journal du Libre

Zorgloob analyse l’état du monde Android et propose des solutions

mardi 5 avril 2011

"Android prend une place de plus en plus importante dans l’écosystème des gadgets électroniques. Pourtant, de nombreux problèmes sont apparus et demandent à être corrigés." Le site livre son analyse, notamment celle de la fragmentation du monde Android, de 1.6 à 3.0, avec notamment manque de synergie et de volonté d’évolutivité dans le chef des constructeurs.

Libre ou pas libre ? "Alors que Android 3.0 a été annoncé, et que plusieurs appareils en sont équipé, l’accès à son code a été retiré d’ASOP. Selon Google, cela vient du fait que plusieurs développeurs essayent d’adapter le code d’Honeycomb pour le rendre compatible avec des téléphones alors qu’il est prévu pour des tablettes. Cette « bidouille » est très mal vue par Google qui dit qu’Honeycomb est fait uniquement pour les tablettes et rien d’autre. D’un autre coté c’est tout l’intérêt du monde du libre : si ça ne vous plait pas et que vous savez coder, modifiez le vous-même. Google ne souhaitant pas voir cette adaptation faite, fermeture du code et puis c’est tout. Réaction puérile (« c’est mon jouet ») et risquée (des développeurs pourraient attaquer Google sur le caractère ouvert d’Android)."

Quid des mises à jour critiques ? "Lorsqu’une mise à jour est proposée pour un téléphone, qui participe au processus ? Google est premier acteur majeur, en fournissant le code. HTC ensuite en offrant une mise à jour des ses applications et de son interface (Sense) ainsi que des pilotes matériels. Puis les opérateurs de téléphonie, qui souhaitent contrôler que le résultat respecte les normes de leurs réseaux (et ajoutent éventuellement leur grain de sel dans l’interface et les applications). Une mise à jour doit donc passer par ces 3 acteurs avant d’arriver jusqu’à l’utilisateur final. À titre de comparaison, quand Apple souhaite mettre à jour iOS, il n’y a pas d’intermédiaire entre lui et le client final"

Les solutions ? "Fusionner les 3 branches d’Android en une seule. Retirer l’interface graphique du code AOSP. Retirer toutes les applications du code AOSP. Créer un Système de mise à jour/Market alternatif pour la partie Open Source. Donner le même statut aux applications installées par défaut et à celle téléchargées. Laisser à Google le choix de distribuer ses applications propriétaires."

- Lire "Il y a quelque chose qui ne va pas avec... Android" sur Zorgloob.com.