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Le journal du Libre

Adoption du Cloud : les entreprises face au paradoxe de la résilience

vendredi 17 juin 2022

Les institutions financières se retrouvent face au paradoxe de la résilience, apprend-on dans la dernière étude Cloud connectivity de BSO. Le secteur est à la traîne : son manque de réactivité coûterait 21 à 50% du chiffre d’affaires en moyenne.

BSO révèle aujourd’hui une nouvelle étude mettant en évidence "le paradoxe de la résilience". Il se traduit notamment la revue à la baisse des exigences des institutions financières quant à leurs utilisations et leur manière de gérer les environnements cloud qu’elles ont elles-mêmes adoptées. L’enquête a été menée en février et en mars 2022 par l’agence Coleman Parkes auprès de décideurs IT dans les services financiers dans plusieurs pays : France, Allemagne, Royaume-Uni, États-Unis, Hong Kong, Singapour et Brésil.

Dans cette étude, nous découvrons que la majorité des top-décideurs IT ont qualifié leur connectivité d’extrêmement ou de très résiliente. Le paradoxe réside dans le fait que tous ces décideurs ont connu au moins une interruption de service, et, près de la moitié d’entre eux subissent des interruptions de service au moins une fois par mois.

Et pourtant ! Seuls 2 % des institutions financières prévoient de changer de fournisseur cloud à court terme. Ces résultats illustrent une contradiction surprenante puisqu’il existe aujourd’hui une large palette d’acteurs présents sur le marché des solutions de cloud computing garantissant une disponibilité de 99,99 % et une durabilité des données de 100 % pour le stockage objet.

Principales conclusions de l’étude

Les pertes moyennes dues aux mauvaises performances des réseaux ont dépassé 67 millions de dollars sur les 12 derniers mois, soit un peu moins de 64 milliards d’euros. Ce n’est pas tout :

- Sécurité des données : les failles de sécurité ont notamment eu un fort impact sur les paiements, on pense notamment à des paiements perdus ou mal acheminés avec plus de la moitié des entreprises (52 %) y ayant été confrontées, suivi de près par l’impossibilité d’accéder aux comptes ou la suspension des comptes (47 %) et l’impossibilité d’utiliser toutes les fonctionnalités promises des applications SaaS (41 %).
- Développement des activités : une mauvaise gestion ou adoption des environnements cloud a limité les ambitions de croissance de nombreuses entreprises interrogées. Deux entreprises sur cinq (38 %) ont déclaré que cela les empêchait de se développer dans de nouvelles régions. Ce chiffre augmente pour les banques (44 %) et les bourses (47 %). Hong Kong (50%), le Brésil (46%) et le Royaume-Uni (38%) ont été les plus touchés.
- Effet pandémie : la pandémie n’a pas, contre toute attente, massivement déclenché les investissements dans le cloud mais a renforcé et a accéléré un processus qui avait d’ores-et-déjà commencé. En effet, la plupart des personnes interrogées (99 %) avaient déjà commencé à utiliser le cloud pour accéder aux applications et aux données sources bien avant la pandémie, la France et le Brésil étant les premiers à l’avoir adopté.

Fracture Nord-Sud

L’étude a également révélé une “fracture nord-sud en matière de cloud" suite à la comparaison des différents marchés sur la base de plusieurs paramètres de performance des assets cloud.

Les entreprises françaises, britanniques et américaines ont systématiquement estimé que les conséquences d’une mauvaise performance du cloud étaient beaucoup plus importantes que celles de leurs homologues de l’hémisphère sud, Hong Kong, Singapour et le Brésil.

3 explications possibles :

- Faible latence
- Mise à l’échelle des ressources
- Incapacité à obtenir les données de marché en temps réel

Rapport complet

L’étude peut également être téléchargée dans sa version originale, en anglais, après inscription sur le site web de l’entreprise.