TOOLinux

Le journal du Libre

COVID-19 : le pass sanitaire ouvert d’IBM testé à New York

lundi 8 mars 2021

L’idée d’un pass sanitaire fait son chemin dans plusieurs endroits du globe. L’Etat de New York et IBM lancent un projet pilote basé sur la blockchain. Il pourrait être publié en open source.

À mesure que les gouvernements et les prestataires de soins de santé gèrent le déploiement des vaccins, les éditeurs et les autorités planchent sur la création d’outils pour amorcer un retour progressif à la normale : écoles, vie personnelle, entreprises, culture.

L’un de ces solutions numériques a été développée par IBM et est sur le point d’être testée aux États-Unis dans l’État de New York. Le Digital Health Pass (pass sanitaire numérique) est alimenté par la chaîne de bloc (blockchain). Objectif : fournir aux citoyens résidents de New York une "méthode simple, volontaire et sûre pour partager la preuve d’un résultat négatif au test COVID-19 ou une certification de vaccination". Le pass consiste en un QR code sécurisé, non falsifiable et non répudiable.

L’architecture s’est voulue ouverte et basée sur la blockchain, pour, selon IBM, "permettre à d’autres États de se joindre à l’effort", en Amérique du Nord, mais également ailleurs. L’outil pourrait être intégré dans des applications existantes, avec la prise en charge de plusieurs langues ou la possibilité pour les utilisateurs de revenir à un pass papier.

Open Source : IBM se dit ouvert

IBM n’a pas précisé, lors de cette annonce, si le développement se fait en open source : nous leur avons donc posé la question. IBM France nous précise que le développement se base sur plusieurs technologies open source : "Nous utilisons des standards open comme W3C et FHIR server et continuons de supporter les standards venant de Good Health Pass".

Ce développement peut-il être rendu open source ? "Oui, nous envisageons de rendre open source tout ou partie de ce développement, en fonction des requêtes des clients. La solution d’ailleurs peut-être livrée en mode cloud et en mode local (on-prem) en fonction des besoins clients et réglementaires".

CG

(Mise à jour 8 mars 15h45, réponse IBM France)