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Le journal du Libre

Migration Linux : l’Asie fonce, Munich attend

lundi 16 août 2004

Alors que Munich appuye sur pause et semble hésiter à migrer 14 000 postes de travail sous Linux, les asiatiques (Corée, Japon et Chine) avancent franchement et sans remords vers des solutions informatiques personnalisées et basées sur Linux.

Les 14 000 postes de travail de la municipalité de Munich, en Allemagne, attendront avant d’éventuellement passer sous Linux. Le projet, du nom de LiMux, a en effet été ajourné sine die.

Ce sont les débats sur la brevetabilité des inventions informatiques en Europe qui ont poussé les responsables de la municipalité à ne pas foncer tête baissée dans une migration de cette ampleur. Mais d’autres sources affirment aujourd’hui que les coûts de la migration et de la formation seraient plus élevés que prévu.

Le son de cloche semble être nettement moins négatif en Asie, où comme nous l’apprend ZDNet, "tout en prenant ses distances avec le projet "Asianux" soutenu par Oracle, le gouvernement chinois poursuit sa collaboration avec la Corée et le Japon pour adapter le noyau Linux au marché asiatique".

Commentaire amusant de Lu Shouqun, le responsable du "China Open Source Software Promotion Union" : « Vous ne voudriez sûrement jamais porter le même style de vêtements toute votre vie. (...) Les utilisateurs gouvernementaux ont besoin de sécurité, les entreprises ont besoin de logiciels bon marché. Linux apporte une réponse à ces deux besoins ».

Le voeu pieu des responsables politiques et industriels asiatiques pourrait produire ses premiers effets commerciaux d’ici la fin de l’année 2004.