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Le journal du Libre

Cinq conseils pour une sauvegarde hybride sur le Cloud avec une bande passante et des coûts restreints

mardi 30 octobre 2012

Alors que la plupart des utilisateurs disposent d’une large bande passante WAN pour transférer sur le cloud de petits volumes de données incrémentales, le coût de la bande passante nécessaire aux gros volumes de données, tels que les sauvegardes totales initiales, et autres frais associés mensuels peuvent se compter en milliers d’euros par mois. Les fournisseurs de services infogérés et autres prestataires informatiques qui offrent des services de sauvegardes hybrides sur le Cloud considèrent ces coûts comme un obstacle majeur à l’adoption de la sauvegarde hybride sur le cloud par les entreprises de taille moyenne.

“Seeding and Feeding”

Un moyen simple et fiable de résoudre ce problème est d’intégrer le « seeding and feeding » dans la sauvegarde hybride sur le cloud. Le « seeding and feeding » permet n’importe quelle association de support physique et réseau internet pour déplacer des jeux de sauvegardes vers ou à partir d’espaces de stockage distants sur le cloud. Dans le cas d’un « cloud seeding » de base, la première sauvegarde totale est transférée hors site sur un support physique ; puis les sauvegardes incrémentales suivantes sont envoyées via un réseau WAN vers le cloud.

Les VARs et fournisseurs de services constatent que fournir des supports physiques pour la première sauvegarde et ensuite en fonction des besoins avec un envoi du support physique pendant la nuit, est une excellente alternative aux besoins coûteux de la bande passante WAN. Des périphériques disques USB et/ou baies de disques en configuration RAID redondante permettent de transférer en toute fiabilité d’importants volumes de données en mode compact. Une baie de disques de 10To expédiée durant la nuit est aussi rapide qu’une connexion WAN à 1Gbps, mais disponible en fonction des besoins sans gros investissement initial, tout en évitant les retards ou dépenses mensuelles coûteuses.

Parmi les conseils les plus efficaces de « seeding and feeding » en environnements de sauvegardes hybrides sur le cloud :

1. Anticiper

Avant même que la première sauvegarde totale ne soit réceptionnée sur le serveur de réplication, les sauvegardes incrémentales doivent pouvoir être envoyées hors site par le réseau. Cela supprime la vulnérabilité occasionnée lorsque ces sauvegardes incrémentales sont retardées car en attente du chargement de la sauvegarde totale initiale sur le cloud.

2. « Seed and feed » en fonction du besoin

En plus de l’envoi de la sauvegarde initiale totale, le support physique peut aussi être utilisé pour le « feeding » et transporter ainsi n’importe quel jeu de sauvegarde trop volumineux pour être répliqué facilement via le WAN. Les transferts internet et sur supports physiques peuvent être associés de multiples façons et dans n’importe quel ordre.

3. Etudier les deux solutions

De la même façon, les transferts de données sur des supports physiques sont utiles lors d’une restauration d’un ou de plusieurs jeux de sauvegardes à partir du cloud vers l’entreprise. Ceci est particulièrement vrai dans le cas d’une reprise d’activité de tout le réseau LAN.

4. Choisir ses combats

Tous les jeux de sauvegardes n’ont pas besoin d’être répliqués sur le cloud. Les administrateurs devraient faire preuve de souplesse pour faire leur choix en évaluant le coût de la bande passante vers le cloud et le coût de la capacité de stockage.

5. Dédupliquer pour gagner

La déduplication permet de faire des économies en réduisant les besoins en espace de stockage et bande passante, tout en diminuant les fenêtres de sauvegarde. Transférer des jeux de sauvegardes en format dédupliqué accélère aussi la restauration.