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Le journal du Libre

Fondation de France en pleine virtualisation

vendredi 14 janvier 2011

La Fondation de France, c’est la gestion de 674 fondations et la redistribution de l’argent de ses 521.000 donateurs au travers de différents programmes et missions.

D’où une démarche d’entreprise démarrée il y a 5 ans, de modernisation de « l’informatique » afin de toujours améliorer la gestion des dons pour une redistribution optimale.

Créée il y a plus de 40 ans, la Fondation de France a entrepris il y a 5 ans, une démarche de modernisation et d’audit de ses processus, avec une approche pragmatique : des process vers le SI, l’informatique aujourd’hui doit être au service des besoins métiers et des projets, en toute transparence pour les utilisateurs.

Cette étude a abouti à 2 grands chantiers :
- Applicatif, correspondant à la refonte de l’ensemble des processus et procédures, en passant par la reconstruction de son système d’information, avec l’informatisation de certains domaines métiers et une augmentation de 40 à 120 applications et services applicatifs par exemple.
- Technique avec la mise en cohérence et l’adaptation aux nouvelles technologies, afin que l’infrastructure réponde aux nouveaux enjeux du système d’information.

L’audit de la situation et l’urbanisation du SI ont permis de réaliser une vue urbanisée et de l’architecture cible et la redéfinition du schéma de l’infrastructure, d’où sont ressortis plusieurs besoins fondamentaux : la gestion du risque et la dématérialisation, la virtualisation, … entrainant la nécessité d’une solution de stockage robuste et performante.

Jusqu’à présent, les données étaient stockées sur les serveurs, avec le manque d’adaptabilité et la perte de place et de performances propres à ce type de stockage. En réduisant le nombre de machines physiques de 40 à 10, l’évolution vers la virtualisation augmentait le nombre de machines virtuelles de 50 à 150 et nécessitait une solution dont les performances et la capacité permettaient d’intégrer les nouvelles applications, les bases de données et les documents électroniques.

D’autre part, la sensibilité des comptes et des projets gérés par la Fondation n’autorisent pas la prise de risque ; les missions doivent continuer quelles que soient les circonstances, d’où la mise en place d’un plan de continuité/reprise d’activité s’appuyant sur une solution de stockage pour une redondance en toute sécurité.

Enfin, concernant les archives, il était indispensable de mettre en place une solution de dématérialisation afin de libérer des surfaces de stockage et de réduire les coûts de gestion (manipulation, transports, recherches). Le principe étant que les documents sont maintenant dématérialisés au fur et à mesure, que certains services comme les RH ou les libéralités ont entrepris des actions intensives de numérisation et que les cartons rapatriés des archives pour recherche sont systématiquement dématérialisés avant archivage définitif.

Avec actuellement 1 baie de 11 To, la Fondation a prévu une solution pouvant s’adapter à l’évolution des besoins. « Il s’agit d’un investissement lourd qui doit nous accompagner dans la continuité de notre projet informatique et renforcer la maturité de notre SI » précise Florence Delacour-LePetit « Nous ne devons pas ponctuellement faire tourner des applications mais répondre à de véritables problématiques métiers qui se construisent dans la durée. »

La prochaine étape est l’acquisition d’une 2ème baie afin de mettre en place un véritable plan de continuité/reprise d’activités puis de faire face à l’augmentation des besoins de stockage et de virtualisation.