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Le journal du Libre

Les DSI sont-ils prêts à relever les défis technologiques de 2014 ?

vendredi 7 février 2014

Face à cette avalanche de technologies, l’architecture du SI est considérablement secouée et très peu de DSI sont équipées. Elles doivent donc, en priorité, se doter d’une vraie cellule innovation et développement orientée « métiers ». Elles ne peuvent plus reculer sur des points vitaux tels que l’orientation services, ou encore le développement d’une vraie culture d’innovation.

D’ici quelque temps, et si l’on force le trait concernant la situation actuelle, bientôt la DSI devra abandonner ses bastions traditionnels tels que le développement, le desktop service ou encore l’exploitation pour se consacrer entièrement à son rôle de garant de l’intégrité du système d’information et d’innovateur au service des métiers. Agrégateur de services multifournisseurs packagés dans des Enterprise Apps Stores, elle sera vis-à-vis d’eux la seule responsable de la qualité de services et le partenaire incontournable de toute nouvelle offre métier.

Sa nécessaire transformation doit porter sur l’organisation, la gouvernance, sa culture, ses valeurs, les processus, l’environnement de travail et le contenu même de ses activités. En répondant à ce besoin impératif de se transformer, elle va évoluer vers une DSI d’industrialisation, d’innovation et d’achats de services. Elle va devoir reconsidérer en profondeur sa valeur ajoutée métier et plus globalement auprès de tous les usagers du SI. Elle va devoir se rebâtir sur de nouvelles fondations lui permettant de maîtriser un système d’information composite en multipropriété et être force de proposition sur l’usage des nouvelles technologies. Elle va devoir modifier sa pyramide des compétences et développer l’entrepreneuriat.

Si l’on commence à constater sur le terrain une tendance de fond de la part DSI qui, progressivement, mettent en place une cellule conseil et innovations métiers avec à sa tête un responsable au service des métiers, on peut également affirmer qu’il y a encore beaucoup à faire entre la prise de conscience et sa mise en application par des actes concrets.

- Jérôme Besson, associé chez Sentelis.