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Qualité logicielle : des millions de dollars de coûts informatiques cachés

mercredi 14 décembre 2011

Les conclusions de l’étude sur la qualité logicielle des applications CAST Report on Application Software Health, CRASH, publiée par CAST, révèlent que les entreprises sont soumises à plusieurs millions de dollars de dette technique - le coût nécessaire pour remédier aux défauts cachés qui font peser un risque sur une application une fois qu’elle est opérationnelle, alors que ce coût n’est pas budgété.

Cette étude est la plus grande jamais réalisée et est basée sur l’analyse automatisée de la qualité structurelle de 745 applications, soit 365 millions de lignes de code, issues de 160 sociétés dans 10 secteurs d’activité.

"Le nombre d’anomalies, de pannes, de failles de sécurité reportées dans la presse cette année, et le tort qu’elles ont causé à la réputation d’entreprises comme Toyota, Sony et RIM, sans parler du gouvernement des Etats-Unis et d’une multitude de banques et de bourses du monde entier, fait remonter les problèmes de qualité structurelle des applications au niveau de la direction générale ", explique le Dr. Bill Curtis, directeur scientifique, vice-président du centre de recherche de CAST et directeur du consortium pour la qualité logicielle (CISQ). " L’objectif de l’étude 2011 sur la qualité menée par CAST est de fournir une base objective et empirique pour discuter de la qualité structurelle des applications, c’est-à-dire dans quelle mesure les applications souffrent des défauts qui jalonnent leur code. Les problèmes que nous avons remontés auraient dû être traités avant la mise en production. C’est comparable au fait d’ignorer les termites qui détruisent la charpente de votre maison."

Bill Curtis explique qu’un tiers des violations découvertes dans l’étude a des conséquences sur les métiers en affectant la sécurité, la performance et la disponibilité des applications.

Bien qu’il soit souvent clamé le contraire, les applications développées en interne ou sous-traitées ne présentent pas de différences notoires en termes de qualité structurelle. Il en est de même pour les applications sous traitées localement ou en offshore.

Les applications en Java EE sont les plus répandues parmi celles étudiées ; elles affichent un score de performance significativement moins bon et une dette technique plus élevée que les autres langages.

Les méthodologies de développement standards comme agile et waterfall contribuent à une meilleure qualité structurelle que les méthodes personnalisées, et waterfall obtient le meilleur score en transférabilité et évolutivité.

Au niveau de la sécurité, les applications COBOL obtiennent le meilleur score alors que les applications .NET tiennent le bas du tableau.

- Les conclusions de l’étude