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Le journal du Libre

Safer Internet Day : une navigation sans risques sur le web, comment ?

vendredi 31 janvier 2014

Conseil n° 1 : ne révéler que le strict nécessaire

Pour acheter en ligne, il est nécessaire de communiquer certaines informations au vendeur, ne serait-ce que pour la livraison. Cependant, il arrive que la création d’un compte client soit proposée voire obligatoire. Les internautes devraient dans ce cas ne remplir que les champs obligatoires des formulaires d’inscription. Communiquer à un marchand votre âge, votre sexe ou votre catégorie socioprofessionnelle augmente le risque de recevoir de la publicité ciblée. Il est par ailleurs interdit par la loi de poser certaines questions comme l’origine ethnique, la religion ou l’orientation sexuelle. Si un formulaire vous pose de telles questions, prudence. Pour éviter de recevoir du spam, il vaut mieux éviter de divulguer son adresse mail sur des forums ou pour participer à des jeux-concours. Utiliser une adresse e-mail dédiée à ces activités peut être utile.

Conseil n° 2 : reconnaître les boutiques en ligne qui manquent de sérieux

La plupart des boutiques en ligne sont tenues par des cybermarchands fiables et transparents. Toutefois, les escrocs existent et les « fakes », c’est-à-dire de fausses boutiques, pullulent sur la toile pour tromper les consommateurs. Ceux-ci devraient donc prendre l’habitude, avant d’effectuer un achat, de vérifier la présence de mentions légales complètes (nom et adresse du vendeur, numéro de téléphone et adresse e-mail de contact) et que des CGV lisibles et compréhensibles (en bon français) sont mises á disposition dans la boutique. Dans les fausses boutiques, ces informations sont souvent inexistantes ou comportent des erreurs évidentes ou des passages non ou mal traduits. En cas de doute, il est possible de chercher à joindre le service client au numéro communiqué sur le site le cas échéant ou encore rechercher les avis d’autres consommateurs. Un site faisant appel à un tiers de confiance pour la gestion de ses avis clients et ayant fait l’objet d’une certification par un label de qualité offre un gage de sécurité à ces clients.

Conseil n° 3 : ne pas transmettre de données de paiement sans cryptage

La carte bancaire est le moyen de paiement le plus fréquemment utilisé pour les achats en ligne. La règle d’or : vérifier avant de renseigner ses données que la transmission des données se fait de manière cryptée. À défaut, vos données bancaires pourraient être facilement interceptées et ré-utilisées à votre insu. Pour plus de sécurité, il est donc conseillé aux e-shoppers de toujours regarder dans la fenêtre de leur navigateur s’il y un cadenas ou la mention « https» dans l’URL.

Conseil n° 4 : ne jamais enregistrer ses mots de passe sur des ordinateurs publics

Le fait d’enregistrer ses mots de passe permet de surfer plus facilement sur Internet, sans avoir besoin de rentrer ses identifiants à chaque connexion. Toutefois, les internautes doivent impérativement y renoncer lorsqu’ils sont sur un ordinateur public, par exemple dans un cybercafé. Le danger existe également á la maison, Si vos identifiants de connexion et vos données bancaires sont enregistrées sur l’ordinateur familial, vos enfants peuvent facilement effectuer des achats à votre insu. Les mots de passe sont enregistrés dans des cookies qui sont stockés sur l’ordinateur. Si l’utilisateur oublie d’effacer ses cookies à la fin de sa session, l’utilisateur suivant sera automatiquement connecté à son compte. A noter que certains virus informatiques lisent les listes de cookies sans l’autorisation de l’utilisateur. Par principe, les acheteurs en ligne doivent fortement compliquer la tâche aux escrocs qui tentent de voler leur mot de passe. Les mots de passe utilisés doivent toujours être constitués d’une combinaison de caractères spéciaux, de lettres et de chiffres. Idéalement, on utilisera différents mots de passe pour différentes applications. Une modification régulière des mots de passe et des questions de sécurité auxquelles seul le consommateur peut répondre, offrira une protection supplémentaire contre l’abus de données.

Conseil n° 5 : lire les conditions générales avant de les accepter

Sur les réseaux sociaux et les services Internet, les utilisateurs doivent souvent s’inscrire. Même si ce n’est pas passionnant, il est recommandé que les utilisateurs lisent malgré tout les CGV et les déclarations de protection des données lors de leur inscription. C’est la seule façon de connaitre l’utilité finale de leurs données. Par exemple, sur Facebook : il y a un certain nombre de choses auxquelles doivent veiller les utilisateurs. Si une personne clique sur un bouton « J’aime » sur un site Internet, tout en étant connectée à Facebook, le réseau social est informé que l’utilisateur a visité ce site. Cette information est transmise et peut être associée au profil de l’utilisateur même si celui-ci ne clique pas sur le bouton, à partir du moment où la session Facebook de l’utilisateur est ouverte dans un autre onglet du navigateur au moment de la consultation de la page. Ces données permettent d’affiner les profils des visiteurs pour adresser des publicités ciblées.

« La sécurité sur Internet est une problématique grandissante dans notre société ultra-connectée. C’est pourquoi, rester vigilant quant aux données que l’on divulgue sur le web est devenu primordial » souligne Glynnis Makoundou, experte juridique chez Trusted Shops.