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Le journal du Libre

Une messagerie libre au Ministère de l’Intérieur "5 fois moins onéreuse sur la durée qu’une solution propriétaire"

lundi 21 octobre 2013

Le texte de la réponse apporte des précisions intéressantes.

1) Elle met en garde : "La circulaire n’a ainsi pas pour objet d’inciter les ministères à accroître l’usage des logiciels libres par rapport aux logiciels propriétaires mais à systématiquement considérer le logiciel libre à égalité avec les autres solutions, afin de répondre au mieux aux besoins métiers."

2) Le ministère de l’intérieur s’inscrit depuis quelques années déjà dans une stratégie de recours volontaire au logiciel libre. C’est l’un des premiers ministères à avoir encouragé et adopté le libre dans la modernisation de son système d’information. Par exemple la gendarmerie nationale mène depuis plusieurs années une politique volontariste qui permet aujourd’hui à 90 % de son parc informatique d’être libre d’adhérences applicatives au système d’exploitation Windows. Au niveau interministériel il contribue au développement et à l’intégration du logiciel libre dans les systèmes d’information de l’État par sa participation active aux différentes instances de promotion du libre et est porteur d’offres de service interministérielles basées sur du logiciel libre (FIMAD [fédération d’annuaires], OCS/GLPI [gestion du parc informatique], Ubuntu [Système d’exploitation des postes de travail], ...). Plus particulièrement, pour l’environnement du poste de travail et des infrastructures (système d’exploitation des serveurs, supervision, suite bureautique, messagerie...) ainsi que pour les systèmes de gestion de bases de données (adoption de PostgreSQL), des actions énergiques ont permis d’engendrer de substantielles économies.

3) Un exemple depuis 2008 : Le ministère a adopté une messagerie libre (Thunderbird/OBM) en substitution d’une solution propriétaire (Outlook/Exchange de l’éditeur MICROSOFT) pour ses 200 000 adresses. Plus récemment, le ministère a retenu OCS/GLPI pour répondre au besoin d’inventaire et de gestion du parc (200 000 postes). Enfin, le ministère en est à sa deuxième génération de logiciels libres sur certains domaines tels que les outils de production et de gestion de sites Internet/Intranet, les plates-formes d’e-learning ou la gestion électronique de documents et de courriers.

4) Le plus gros contributeur ? Enfin, il assure la gouvernance du marché interministériel de support « Logiciels Libres » notifié en mai 2012 et en est le plus gros contributeur. Le suivi de la mise en oeuvre de la circulaire relative à l’usage du logiciel libre dans l’administration font l’objet de travaux interministériels visant à mesurer, en volume et en valeur, l’évolution de l’usage des logiciels libres et propriétaires. La valorisation des dépenses logicielles se heurte toutefois à d’importants obstacles méthodologiques et pratiques.

5) Au plan économique, il n’est pas pertinent d’évaluer le coût d’achat des licences sans prendre en compte ces prestations dès lors qu’elles sont indispensables à l’utilisation même des logiciels. (...) Les dépenses du ministère de l’intérieur (y compris l’immigration) en logiciels s’établissent comme suit : Intérieur Immigration 2008 46 977 633 + 121 365 = 47 098 998 2009 59 631 567 + 2 052 884 = 61 684 451 2010 59 638 664 + - = 59 638 664 2011 75 874 659 + - = 75 874 659 Si la valorisation de tous les logiciels libres ne peut être établie avec précision comme indiqué supra, on peut cependant estimer les économies dégagées pour quelques grandes opérations, toutes prestations confondues, telles que : - la mise en oeuvre de la messagerie libre en 2008 : 5 fois moins onéreuse sur la durée qu’une solution propriétaire. - le déploiement de l’outil de gestion du parc (OCS/GLPI) : 10 fois moins onéreux que l’outil propriétaire précédent.

- Question/réponse parlementaire
- A lire également : ZDNet.fr : "Le logiciel libre au ministère de l’Intérieur : économies significatives sur plusieurs postes"