Toolinux Linto.AI OpenPAAS OBM Hubl.IN Linagora

L@B : rencontre avec François Villemin

lundi 5 février 2001

Née au mois de mars 2000, L@B compte déjà près de 25 personnes dont 14 qui s’occupent de la partie technique et 6 commerciaux. La société a été incubée par Tokamak (ex Défi Start-up) qui "a pris une participation d’un peu moins de 10% au capital" nous précise F. Villemein, Directeur Général de L@B. "Nos principaux actionnaires sont Innovacom, le Crédit Lyonnais et le CIC". Ces derniers, apporteurs d’affaires, doivent permettre le décollage de la société d’ici quelques mois afin d’arriver au point mort au plus tôt. Le ménage de l’année passée est visiblement resté dans les mémoires, et le mot d’ordre des investisseurs est désormais la rentabilité à court ou moyen terme.

La trace de cet épisode pour L@B est sans aucun doute le départ de son président et fondateur, probablement sous la pression de ses investisseurs, même si cela n’a pas été confirmé par notre interlocuteur.

Qu’est-ce qu’un ASP Linux ?

Les notions d’ASP et de Linux peuvent sembler indépendantes ... et c’est plus ou moins le cas. Inutile en effet d’avoir un poste sous Linux pour pouvoir utiliser les applications offertes par L@B ! Mais l’orginalité de L@B est justement de se positionner sur la location d’applications sous Linux.

L’offre de L@B s’adresse aux directions fonctionnelles de la société, que ce soit la direction informatique, mais aussi et surtout la Direction des Ressources Humaines, la Direction Marketing, ...

Les applicatifs aujourd’hui les plus demandés sont ceux destinés à la gestion des ressources humaines (paie, note de frais, candidatures, automatisation des forces de ventes, ...).

L’originalité de L@B parmi les 78 « pure players » ASP référencés en France réside dans les critères de sélection de ses applictaions. Ils sont au nombre de trois :

- Ils doivent répondre à une demande d’un client
Il doit s’agir d’un produit Linux

- L’applicatif doit être développé en mode web d’origine

Seul le second critère peut faire l’objet d’exceptions ... Dans l’ensemble des applicatifs proposés , certains fonctionnent sous Linux ... d’autres sous Windows NT. Néanmoins, celui-ci est tout de même respecté au maximum. Il est évident que tout ceci reste transparent à l’utilisateur !

L’avantage de la méthode de L@B est sa répidité de déploiement : « rien d’autre à installer sur les postes clients qu’un simple navigateur internet, contrairement aux solutions comme Citrix ou Tarentella », nous souligne François Villemenin. Il faut ajouter à cela les avantages classiques des ASP : location évolutive, moins d’immobilisations, ...

Un positionnement sur les grosses PME

Même si l’offre est souvent présentée de manière abusive à destination des grands comptes, elle s’adresse avant tout aux PME/PMI d’une certaine taille : 250 MF et 1,5 milliard de francs de chiffre d’affaire. Une location d’application peut débuter à un plancher de 65 KF/an ... elle est donc relativement inaccessible à des structures de taille plus petite.

Pour s’imposer sur ce marché, L@B compte à la fois sur l’appui de ses actionnaires qui jouent le rôle d’apporteurs d’affaires, mais aussi sur le développement de partenariats startégiques, notamment avec IBM et Oracle. Des discussions sont en cours avec d’autres sociétés de nouvelles technologies dont les noms ne peuvent être aujourd’hui révélés.

Autour de son coeur de métier d’ASP, L@B se doit d’offrir des services connexes afin de pouvoir se développer. En effet, le marché de l’ASP est estimé à 200 millions de Francs pour 2001 pour près d’une centaine d’acteurs ... ce sont donc des services comme notamment l’optimisation de bande passante qui vont être amenés à se développer. Ces services sont ainsi porposés au forfait ou en régie.

 

Les clients sont aujourd’hui encore peu nombreux, mais le marché en est à ses balbutiements. Il devrait exploser dans les toutes prochaines années. Ainsi, un grand client à déjà fait part de ses intentions de faire appel à L@B pour ses bureaux à l’étranger ...

 

Liens :

- Le site de Linux@Business