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Le rêve gâché de Corel

dimanche 11 juin 2000

Jeudi 8 juin : Corel annonce le licenciement de 320 employés. Cette vague de licenciement n’épargnera aucun de ses services. En effet, les difficultés financières du groupe canadien qui étaient déjà à l’origine de l’abandon du rachat d’Inprise sont encore loin d’être résolues. Pire encore, la perspective de nouvelles pertes semble noircir l’ensemble des perspectives de l’éditeur, et ce d’autant plus que la reconversion vers Linux engagée par Corel ne porte pas encore ses fruits : Linux est un pari qui n’est pas encore rentable. Etre pionnier est un atout non négligeable pour la suite, mais comporte aussi des risques (notamment financiers) non négligeables. Corel en fait l’amère expérience :

- 320 licenciements

- Un plan d’économies de 280 MF sur 12 mois

- 85 MF de pertes annoncées pour le premier trimestre 2000

- Chute de près de 70% du cours du titre Corel à la bourse (or l’acquisition d’Inprise devait se faire par échange d’actions


Certes Corel avait obtenu le mois dernier un apport en capital de 140 MF pour renforcer sa trésorerie de la part d’une société d’investissement, mais cela ne règle pas l’ensemble des problèmes auxquels est confronté le canadien.


Les positions de Corel semblent si affaiblies, que de nombreux analystes pensent qu’il lui sera difficile de continuer son évolution tout seul.

VA Linux ou
RedHat pourraient peut être s’intéresser à Corel ...


Après avoir longtemps été considéré comme une succession de contes de fées, l’univers Linux connaît ses première restructurations ... LinuxCare et d’autres sociétés ayant déjà annoncé des licenciements quelques jours plus tôt. C’est peut-être une preuve que le secteur commence à être mature.

Même les société Linux sont soumises aux lois économiques de base : pour vivre, il faut être rentable. Ce précepte avait été trop souvent oublié. Il ne devrait plus l’être à l’avenir.