Toolinux Linto.AI OpenPAAS OBM Hubl.IN Linagora

Linux dans les administrations : un secteur à part

mercredi 21 mars 2001

Une nomination qui crédibilise le secteur

Madame Kay Howell vient d’être nommée à la tête de "Mission Critical Linux GOVERNMENT SYSTEMS", la division administrative de la société Mission Critical Linux. Rompue aux arcanes gouvernementales, sa présence apparaît comme un atout de poids.

En effet, après avoir exercé différentes fonctions d’encadrement au sein du Ministère de la Défense américain, elle avait été Directrice du Bureau de Coordination National de l’Informatique, de l’Information et de la COmmunication (National Coordination Office for Computing, Information and Communication). De plus, elle a participé à la conduite de la politique Scientifiques et Technologique de la Maison Blanche en définissant l’ordre du jour du Président sur les questions des investissemnts gouvernementaux dans ces domaines.

Son carnet d’adresse sera sans aucun doute des plus utiles à son nouvel employeur.

De plus, à son arrivée en poste elle était déjà convaincu des objectifs de sa mission. Elle a en effet déclaré qu’elle était "très motivée à l’idée de fournir des solutions Linux aux instances gouvernementales, car Linux, un système libre, a de nombreux avantages pour les utilisateurs de l’administration comparé aux systèmes propriétaires.[...]Ceux-ci pourront augmenter la durée de vie de leur applications actuelles, tout en permettant une économie financière importante".

Une nomination de ce type, loin d’être exceptionnelle outre-Altantique, renforce clairement les liens entre les administrations et l’une des entreprises du secteur. Sans nul doute, d’autres société suivront cet exmple pour s’implanter sur ce marché au poids économique incontournable, et aux règles toutes particulières.

La nomination de patron de grandes industries à des postes clés du gouvernement, ou la reconversion de ces derniers dans le privé est plus que naturelle aux Etats-Unis, et permet de tisser un tissu extrêment ténu entre le secteur public et le secteur privé. Le secteur Linux entrerait-il ainsi dans cette boucle ?

Un signe des temps

L’importance de l’administration dans le poids économique du pays, tout autant que sa capacité d’entrainement sur l’ensemble d’un secteur, en font une cible que ne néglige aucun acteur sérieux de l’inudstrie informatique traditionnelle. Que l’administration bénéficie d’une division particulière de la société ou bien d’une politique adaptée est naturel. Néanmoins, étant donné la taille relativement faible des acteurs du milieu Linux, ceux-ci n’ont souvent pas structuré clairement leur offre dans ce sens. QUestion de ressources oblige. Mais les choses changent !

Une certaine "normalisation" est donc en route, signe de maturité croissante de ce marché.

Linux : informatique traditionnelle ou secteur à part ?

Par ailleurs, le développement d’infrastructures publiques à base de Linux et d’autres logiciels libres bénéficie de forts soutiens politiques de certaines administrations, notamment en France. Les société française du secteur devront clairement structurer leur offre en ce sens, sous peine de laisser échapper des marchés au profits d’acteurs plus important : les SSII ou les constructeurs informatiques.

C’est de la capacité des acteurs à s’organiser qui déterminera certainement pour un bonne part, s’il seront capables de subsister en marge de l’informatique "traditionnelle" en tant que spécialistes, et se développer comme tels, ou s’il seront purement et simplement absorbés par ces derniers.

Liens :

- Le site officiel de Mission Critical Linux