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Le journal du Libre

Le Pays des Vals de Saintonge ’contribue’ aux géomatiques open source

mercredi 25 mars 2009

Talend et Camptocamp annoncent que le Pays des Vals de Saintonge a développé une plate-forme d’accès aux données géographiques locales, permettant aux communes d’améliorer leur gestion de l’espace et aux citoyens de consulter aisément les données cadastrales.

La Charente Maritime, composée de 9 Pays, dont celui des Vals de Saintonge, a décidé en 2002, à travers une délibération du Conseil Général, d’accompagner ses communes dans la mise en place de systèmes d’information géographiques (SIG), en s’appuyant sur les Pays et l’intercommunalité.

L’objectif poursuivi était double : d’une part favoriser la consultation du cadastre par l’ensemble des administrés et des agents territoriaux via Internet et d’autre part, enrichir les données cadastrales via l’ajout de couches métiers spécifiques, décrivant principalement l’emprise du domaine public : gestion des réseaux (assainissement, eau, électricité...), infrastructures routières et sociales, etc.

Le Département, dont la structure administrative est organisée autour de Syndicats mixtes, s’est appuyé sur le Syndicat Informatique de Charente Maritime (SI 17) pour lancer la numérisation du cadastre, première étape du projet.

Le projet devait répondre à différents niveaux d’utilisation pour permettre d’une part, la consultation et la visualisation simples et sécurisées par les communes (et à terme par le grand public) via Internet ; d’autre part, la création et la modification de données par les utilisateurs bureautiques et métiers des collectivités (services techniques et chargés de mission) ; et enfin, la collecte, la création et la mise en forme de données par les administrateurs SIG des Pays, chargés en outre de la formation et de l’assistance aux utilisateurs.

Un marché public, visant à la mise en place d’outils SIG pour exploiter les données cadastrales, a ainsi été lancé. Le Pays des Vals de Saintonge a décidé de financer les connecteurs Edigéo et Magic pour charger et transformer ces données, puis de les reverser à la communauté sous licence GPL, afin d’en faire profiter toutes les collectivités françaises.

développement a été confié à Camptocamp.

La totalité de la chaîne géomatique repose aujourd’hui sur des technologies open source, depuis le stockage des données jusqu’à leur restitution. L’application Web est également sécurisée via la mise en place de différents niveaux de confidentialité.