TOOLinux

Le journal du Libre

Le noyau Linux 2.6.29

samedi 28 mars 2009


    - Des corrections pour la compilation par gcc 4.4
    - Des améliorations notables de performances de UML (User Mode Linux)
    - De nombreuses corrections liées aux drivers
    - Pour les heureux propriétaires de ce supercalculateur qu’est la PS3, des améliorations à Linux sur Cell
    - Le très prometteur btrfs.

C’est sur ce dernier qu’il convient de s’attarder, celui-ci faisant l’objet à lui seul de plus de 10% des soumissions au code de cette version du kernel.

En effet, si lors de son ascension initiale en 1995 Linux pouvait mettre en avant un système de fichiers très innovant, fruit de la thèse de Rémy Card (ext2fs), la concurrence a sérieusement évolué sur ce point et il était devenu urgent de proposer un système de fichiers plus au goût du jour. Les récents ZFS et autre XFS (inclus d’ailleurs au kernel Linux) ont accentué encore le besoin d’un système de fichiers robuste, stable mais aussi performant et scalable, pour pouvoir gérer les disques actuels et à venir. Parmi les fonctionnalités prévues, on notera le support des fichiers “peu denses” (à trous), le “copy on write”, la défragmentation dynamique, une mécanique transactionnelle par bloc, par métadonnée, et par donnée, bref, la totalité des fonctionnalités qui étaient prévues pour Reiser4, plus quelques autres. Développé par Oracle et publié sous licence GPL, ce système de fichier, encore expérimental à l’heure actuelle, est appelé à devenir le système de fichiers de référence tous OS confondus.

Notons qu’un autre système de fichier a été intégré au kernel dans cette version : il s’agit du plus spécifique mais très utilisé squashfs, un système de fichiers en lecture seule. Son efficacité de stockage allié à l’impressionnante économie de ressources liée à son utilisation en font un habitué des Linux embarqués et autres systèmes sur CD de récupération post crash.

Concernant la virtualisation, le retour du support du dom0 dans Xen est prévu pour Linux 2.6.30, des détails sur l’intégration.

Richard SAMSON