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La crise économique pousse l’entreprise vers Linux

mardi 17 mars 2009

Cette étude a été menée auprès de plus de 300 responsables informatiques seniors travaillant dans l’industrie manufacturière, les services financiers, et les industries de détail dans le monde entier, ainsi que dans les agences gouvernementales.

Plus de la moitié des responsables informatiques interrogés par l’étude prévoient d’accélérer l’adoption de Linux en 2009. Par ailleurs, plus de 72 % des personnes interrogées ont affirmé qu’elles y réfléchissaient sérieusement, ou qu’elles avaient déjà décidé d’augmenter leur utilisation de Linux sur le serveur en 2009, avec plus de 68 % pour le poste de travail.

L’étude a révélé les raisons principales de cet intérêt croissant pour Linux. Selon les responsables, la migration vers Linux est avant tout motivée par des facteurs économiques, et liée au besoin de réduire les coûts de la prise en charge actuelle. Par conséquent, plus de 40 % des participants à l’étude ont affirmé qu’ils envisageaient de déployer des charges de travail supplémentaires vers Linux au cours des 12 à 24 prochains mois, et 49 % ont affirmé que Linux deviendrait leur plateforme de serveur principale dans les cinq années à venir.

Cependant, il convient de souligner que les personnes hésitant à adopter Linux ont indiqué qu’elles étaient principalement préoccupées par le manque de prise en charge des applications et la mauvaise interopérabilité avec Windows et d’autres environnements.

67 % des personnes interrogées ont affirmé que l’interopérabilité et la manoeuvrabilité entre Linux et Windows sont des facteurs déterminants au moment du choix d’un système d’exploitation.

L’industrie de détail a montré l’accélération la plus importante dans l’adoption de Linux, où 63 % des personnes interrogées prévoient une augmentation sur le poste de travail et 69 % envisagent une augmentation sur le serveur. Le secteur gouvernemental semble quant à lui à la traîne.

Pratiquement 50 % des personnes interrogées prévoient d’accélérer l’adoption de Linux sur le poste de travail, en particulier pour les fonctions poste de travail de base, les utilisateurs de postes de travail techniques, et dans les cadres scolaire et universitaire.

Un peu moins de la moitié des personnes interrogées ont affirmé que passer à la virtualisation accélère leur passage à Linux. 88 % des destinataires de l’étude prévoit d’évaluer, de déployer ou d’augmenter leur utilisation de logiciels de virtualisation dans les systèmes d’exploitation de Linux au cours des 12 à 24 mois à venir.

L’Asie Pacifique est la région la plus ouverte à l’adoption de Linux, puisque 73 % des personnes interrogées disent vouloir augmenter le nombre de déploiements sur le serveur et que 70 % sur le poste de travail. En Amérique (Nord et Sud), 66 % des interrogés prévoient ou ont déjà décidé d’augmenter l’adoption de Linux sur le poste de travail et 67 % sur le serveur.

La crise économique a eu un impact important sur le continent américain, notamment dans les services financiers et au niveau gouvernemental. Plus de 62 % des réponses ont mis en avant les réductions de coûts ou les investissements primordiaux.

Quelques mots sur l’étude

Cette enquête a été menée en février 2009 et a recueilli l’opinion de plus de 300 professionnels intéressés par l’achat de Linux et d’autres systèmes d’exploitation. Les organismes participants devaient employer plus de 100 personnes ; le rapport se concentre principalement sur les décideurs informatiques habitués aux plans d’utilisation et d’adoption de Linux.

Parmi les personnes sollicitées pour le rapport, 55 % utilisent des logiciels d’exploitation de serveur de Linux, 39 % des logiciels d’exploitation de serveur Unix, et 97% passent par des logiciels d’exploitation de serveur Windows.

Cette enquête a, rappelons-le, été commandée par Novell. Si nous aimons que cette nuance soit faite lorsqu’elle concerne Microsoft ou Apple, il nous faut appliquer la même règle lorsque l’étude est financée par un éditeur Linux.

Messages

  • Je trouves dommage que GNU/Linux soit utilisé/adopté pour le prix et non pour le code source ouvert et les avantages qu’il procure.

    M’enfin, tant qu’il y aura plus d’utilisateurs d’OS/applications alternatifs, je ne m’en plaindrait pas car après tout cela laisse présager de bonne nouvelles pour la compatibilité et la reconnaissance du matériel (GNU/Linux ne peut plus être ignoré comme il l’a longtemps été).

  • C’est étonnant, les gens parlent d’"acheter" linux. Je croyais qu’ils voulaient réduire leurs couts ? De nombreuses distributions linux sont libres ET gratuites. Au lieu d’Acheter une distribution payante, à moitié libre etc, il serait plus judicieux à mon humble avis de faire fonctionner les entreprises de SSLL avec cet argent.
    Le développement de Linux dans les entreprises ne peut quasiment pas se faire sans SSLL (sauf entreprises ayant un geek à la tete du service informatique ;) ). Donner du poids et des moyens à ces SSLL est, il me semble, le meilleur moyen de propager la bonne parole dans les entreprises qui ne veulent pas prendre le risque de changer sans avoir un support efficace. (support qui est vendu extrêmement cher par les SSII pour une efficacité... disons... douteuse...)
    Je vois là également un bon moyen de redorer le blason des sociétés de service en informatique, dont la réputation avoisine désormais celle des garagistes et des banques à force d’avoir entubé madame Michu qui n’y bitte quedale...

  • "De nombreuses distributions linux sont libres ET gratuites. "...
    Heureusement qu’une DSI ne se pose pas la simple question du coût d’acquisition mais du cout global d’une solution.
    Dans le TCO d’un poste de travail, le coût d’acquisition ne représente pas plus de 15% du total, la maintenance c’est quasi tabou d’en parler.. quant au cout de non utilisation lié aux blocages !!)
    voila un bel axe de réflexion pour choisir une solution sous l’angle de la robustesse par exemple, l’imperméabilité à l’intrusion.

    Idem coté serveur, le prix des licences / TCO ? quel est il ? Les attentes ne sont pas là !!.
    encore dans la robustesse, la puissance élec consommée, la réutilisation de plateformes à moindre coût.